1,2 milliards de dollars d’importation en 2021

Industrie pharmaceutique

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Par Zahir Radji

L’industrie pharmaceutique algérienne est en plein essor. Le gouvernement a mis en place une nouvelle stratégie pour le développement de ce secteur dans le but de réduire la facture d’importation d’au moins de 800 millions de dollars durant 2021 et d’aller à conquête des marchés à l’international.

 

S’exprimant hier lors d’une journée placée sous le thème : « Industrie Pharmaceutique : Stratégies et Défis, l’installation officielle du comité d’experts cliniciens», le ministre Dr Lotfi Benbahmed a affirmé que le gouvernement a accordé la priorité à la production nationale des médicaments à même de mieux contrôler la facture de l’importation. Dans ce contexte, il a tenu à préciser que son secteur œuvre afin d’assurer la disponibilité de 70% de la demande en médicaments dès 2022 et ce conformément au programme tracé par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune et par conséquent de réduire la facture des importations en la matière. Actuellement, la production nationale couvre près de 64%. 

En clair, l’objectif assigné, dira-t-il, est de réduire la facture d’importation de 800 millions de dollars courant 2021.  Selon nos prévisions, ajoute-t-il, les programmes d’importations élaborés en début d’année devraient coûter à l’Algérie près de 1,2 milliards de dollars. 

Pour le ministre du secteur, cette stratégie de l’émergence de l’Industrie pharmaceutique aura des répercussions positives, non seulement dans l’assurance de la couverture des besoins nationaux mais également pour conquérir des marchés à l’international, en particulier en Afrique. Dr Benbahmed s’est dit très confiant dans la réalisation de cette possibilité de voir l’Algérie arriver à court terme à produire ses propres besoins en matière de santé mais également faire de ce secteur stratégique le moyen irréfutable d’engranger des revenus considérables.

Pour atteindre cet objectif ambitieux, Dr Benbahmed a rappelé que son département a œuvré depuis sa création à la levée des obstacles et entraves bloquant l’investissement pharmaceutique dans notre pays.  D’ailleurs, indique-t-il, plusieurs unités de production ont été mis en place, dont les lignes de production entreront en production incessamment. Ceci permettra, affirme-t-il, de baisser les prix des médicaments, et ce, en consacrant le principe de la concurrence et en encourageant les firmes internationales à investir dans notre pays, notamment dans les médicaments innovants traitant les pathologies d’oncologie et des diabètes. Le traitement du cancer, lui seul, coûte à l’Algérie près d’un milliards d’euro entre hospitalisation et médicament ! 

De nouvelles mesures ont été prises par le ministère, en procédant à la révision du cadre réglementaire et législatif afin de baliser la route pour les laboratoires pharmaceutiques, désirant s’implanter en Algérie. « Nous voulons passer d’un secteur budgétivore à un secteur créateur de richesses et de valeur ajoutée. Les différentes révisions que nous avons procédé (en tous 17 textes entre décrets et décisions) visent à la création d’un environnement idoine pour le développement de l’industrie pharmaceutique nationale», a souligné Dr Benbahmed.

Avec l’installation du comité d’experts, au nombre de 234 cliniciens, le ministre de l’Industrie pharmaceutique,  Dr Lotfi Benbahmed vient de lever un des derniers obstacles pour l’enregistrement des médicaments. Ce comité qui regroupe des experts de différentes spécialités aura pour tâche, de se prononcer au préalable sur les produits susceptibles d’être enregistrés avant la mise sur le marché.

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