Face à l’ascendance des cas de contamination au Covid-19

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Par : LARBI SIDALI

Face à la tendance des cas de contamination au Covid-19, le Pr Kamel Djenouhat, président de la Société algérienne d’immunologie et chef de service du laboratoire central à l’hôpital de Rouiba, ce dit favorable pour la vaccination des enfants ajoutant que le véritable danger reste le variant Delta.

Intervenant hier sur les ondes de la chaine 3 de la radio nationale, le professeur a estimé que même s’il s’agit d’une question qui n’a pas encore été tranchée, la vaccination des enfants doit être faite,  expliquant dans ce contexte que si les moins âgés ne développent pas des formes graves, ils peuvent être à l’origine de leur apparition chez les adultes . Djenouhat a donné comme exemple la Chine qui commence déjà à vacciner les enfants contre la Covid-19 à partir de l’âge de 3 ans. Le Pr Kamel Djenouhat lance également un appel à tous les Algériens d’aller se faire vacciner pour se protéger contre tous les variants du coronavirus.

Pour ce qui est de l’apparition des premiers cas de Omicron en Algérie, un variant plus contagieux, le premier danger reste toujours le Delta, un variant très meurtrier, a estimé le Pr Kamel Djenouhat. Dans cette même suite d’idée, le président de la Société algérienne d’immunologie a expliqué que l’Algérie se trouve actuellement en pleine phase ascendante du Delta, ce qui va être accentué par l’arrivée d’Omicron, considéré comme le variant le plus contagieux parmi tous les virus respiratoires. A ce propos, le chef de service du laboratoire central à l’hôpital de Rouiba a cité pour exemple l’Afrique du Sud où presque toute la population a été contaminée à l’Omicron, estimé variant moins dangereux, il rappelle que ce pays enregistre aujourd’hui entre 90 et 100 cas de décès par jour suite à l’Omicron.

Pour identifier les types de variants, il faut passer par le séquençage. D’après le Pr Djenouhat, « à ce jour, seul le laboratoire de l’Institut Pasteur d’Alger peut effectuer le séquençage pour identifier le type de variant. Il a également rappelé que cette période de pandémie peut constituer l’occasion pour généraliser cet outil. C’est désolant, en 2021, de n’avoir qu’un seul centre de séquençage de l’Omicron. Il faut agir vite et rapidement pour généraliser ces opérations, regrette-t-il, précisant que cela pourra nous épargner de faire monter un prélèvement d’un Algérien qui habite à Tamanrasset pour faire le séquençage à Alger. 

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