70% de projets orientés vers l’agriculture

Dispositif de création de micro-entreprises

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Par Zahir Radji

Le gouvernement accorde une importance particulière à l’agriculture. Le dispositif de création d’entreprises et de la promotion de l’entreprenariat (ANADE) oriente 70% de ses fonds vers le secteur agricole et industries de transformation. L’annonce a été faite avant-hier par le ministre délégué auprès du Premier ministre en charge des micro-entreprises, Nassim Diafat.

 

S’exprimant en marge d’une réunion sur l’investissement agricole, le ministre a expliqué que son secteur « accompagnera et soutiendra les micro-entreprises activant dans le secteur agricole et les industries agroalimentaires et manufacturières».

M Diafat a ajouté que le rôle des micro-entreprises réside dans la création de valeur ajoutée et en adéquation avec les exigences et les caractéristiques de chaque région du pays afin de développer toutes les filières, qu’ils soient agricoles ou industrielle. 

Ainsi, le ministre a poursuivi que son département travaille en étroite collaboration avec divers autres secteurs afin de créer des investissements dans divers domaines et filières, et ce, dans le but de diversifier l’économie nationale. Il a également souligné le rôle de l’intensification des coopératives dans les micro-entreprises, car ces dernières contribuent à faire progresser l’investissement et créer ainsi de la richesse et des emplois pour les jeunes et les porteurs de projets. Ainsi, le ministre a souligné que la création d’entreprises à l’avenir se fera selon les spécificités et caractéristiques de chaque région du pays. D’ailleurs, une cartographie des filières est en cours d’élaboration par les experts de l’ANADE. Une démarche économique visant à la création d’un écosystème idoine pour la réussite d’une entreprise.

Par ailleurs, le ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Abdlehamid Hemdani a affirmé que le fait de libérer l’acte économique de la bureaucratie permettra la libéralisation des investissements et la réalisation de la stabilité des projets.

Lors d’une conférence de presse tenue en marge des travaux d’une réunion organisée sous le slogan « Pour un investissement attractif et durable », le ministre a expliqué que le secteur a pris plusieurs mesures pour supprimer les pratiques bureaucratiques de l’acte économique, notamment à travers la création du Guichet Unique. Il a souligné que le secteur a œuvré à la réduction du nombre de commissions, et des sous-commissions mandatées et les procédures administratives pour pouvoir octroyer des milliers d’hectares de terres agricoles en dehors des cadres de la bureaucratie.

Selon M. Hemdani, le foncier agricole représente un outil d’investissement, soulignant que le secteur a rompu avec les pratiques du passé en introduisant la plateforme numérique et l’Office de développement de l’agriculture industrielle en terres sahariennes (ODAS). Et d’ajouter: «Si nous laissons l’acte économique soumis à un groupe de commissions et un portefeuille de documents et passons par les directions de wilayas, nous ne pourrons pas développer les investissements et l’économie nationale en général». Concernant la récupération du foncier agricole, M. Hemdani a expliqué que les biens fonciers récupérés «sont orientés vers l’investissement».

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