Ait Ali opte pour le tout importation

Marché automobile en Algérie

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Par Arezki Louni

Des usines clés en mains du défunt Belaid Abdesselam aux voitures clés en mains de Ferhat Ait Ali Braham, l’industrie algérienne est synonyme d’épuisement des ressources en devises. En effet, au lieu de créer tout un tissu de sous-traitance pour favoriser l’émergence d’une véritable industrie automobile,  on opte plutôt pour le gaspillage. 

 

En effet, après une longue gymnastique, le ministre du secteur vient de signer les autorisations provisoires d’importation des véhicules neufs pour quatre (4) concessionnaires, sur avis du comité technique chargé de l’examen et du suivi des dossiers relatifs à l’exercice de cette activité. En outre,  le comité en charge de l’examen des dossiers, a notifié des levés de réserves pour quatre autres concessionnaires, indique un communiqué du ministère de l’Industrie.

Il a également notifié un avis défavorable pour deux concessionnaires ayant la possibilité de présenter un recours à la commission de recours dans les délais réglementaires. Cette première partie des dossiers déposés à ce jour, sera suivie d’autres dossiers présentés au Comité, par ordre d’arrivée et selon la catégorie de véhicules au titre desquels la demande est formulée. Tout comme seront traités tous les dossiers arrivés au ministère de l’industrie, dans les mêmes règles et délais, au fur et à mesure de leur présentation sans autre restriction que la conformité aux lois et règlements, souligne le communiqué. 

Dans ce cadre, le ministère informe que les notifications de décisions sont destinées « uniquement aux intéressés » et ne sont pas portées à la connaissance du Public, la loi prohibant la publication d’informations d’ordre professionnel privé, à toute autre partie que celles intéressées par la procédure. 

Partant, le département de M Ait Ali qui aura définitivement enterré le dossier de l’importation des véhicules de moins de trois ans, arguant que l’Algérie ne doit pas devenir un « dépotoir » de véhicules usagés et polluants, va faire pire : importer des véhicules neufs, ouvrant la porte aux constructeurs dont les stocks de véhicules ont battu tous les records. Par ailleurs, contrairement aux véhicules d’occasion, ceux neufs ne sont pas accessibles à tous les algériens, en raison de leurs prix dépassant toute logique. Ainsi, au moment où dans son plan de relance économique le gouvernement compte encourager la sous-traitance et l’économie de l’intelligence, avec la création de milliers de Start up et de micro-entreprises, le département de M Ait Ali opte pour la solution la plus facile. Une décision qui risquerait de causer un lourd préjudice à tout ce vaste réseau de sous-traitants qui s’attendaient à ce que le ministère de l’industrie leur donne une opportunité pour être la base de l’industrie automobile algérienne.

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