Appel à l’implication du privé

Financement de l’économie

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Le Conseil national économique, social et environnemental, (CNESE), a organisé, hier à Alger, une rencontre sur la mobilisation des capitaux privés, pour des investissements utiles. Lors de son intervention à cette rencontre, le président du CNESE, Reda Tir, a appelé les chefs d’entreprises, à investir dans les secteurs du transport de marchandises, maritime et aérien, et également dans le domaine bancaire. Des secteurs que l’Algérie en a besoin pour son développement économique, et également, pour réduire ses dépenses en devises. Il est à noter, que près de 4 milliards de dollars sont consacrés annuellement, pour le fret maritime. C’est un créneau porteur, pour les opérateurs économiques. Ainsi, avec la nouvelle orientation du Gouvernement visant à la promotion des exportations hors hydrocarbures, le domaine du transport de marchandises aura un rôle important à jouer, dans la réalisation des objectifs tracés  par le chef de l’Etat, à savoir atteindre les 5 milliards de dollars d’exportations hors hydrocarbures, à fin 2021. 

Intitulée « Financement de l’économie : la mobilisation des capitaux privés pour des investissements utiles », la rencontre a été une occasion, d’évoquer les différentes problématiques entravant l’émergence d’un système financier diversifié.

Dans ce cadre, l’expert financier Yacine Bouhara a indiqué, qu’un grand travail doit être consenti sur l’aspect de l’épargne bancaire, à travers la diversification des offres incitatives pour les ménages et le développement des assurances pour éponger l’argent circulant dans la sphère informelle, et de l’injecter ensuite dans le financement des projets économiques.

L’intervenant a, en outre, déploré que dans notre pays, « le marché algérien de dette n’est pas liquide. Il existe, au niveau bancaire et bilatéral, mais nous n’avons pas une structure pour activer le marché de dette. Nous n’avons ni un marché de dette structuré liquide, à court terme (0 à 10 ans), et nous n’avons ni un marché structurel de long terme (0 à 30 ans)», a-t-il déploré. La solution, dira-t-il d’emblée, c’est de libérer ce marché de la dette. D’ailleurs, ajoute-il, « on ne peut pas rendre notre monnaie convertible, sans un marché de dette domestique». L’autre marché à développer c’est celui du foncier. En effet, le capital foncier est l’une des grosses sources du financement.  

En effet, l’Etat est appelé à se libérer obligatoirement, de son rôle de propriétaire du foncier, en créant carrément un marché du foncier. Selon le même intervenant, ce marché en Algérie est estimé entre 300 à 400 milliards de dollars de dette hypothécaire. Ce dernier permettra de créer, toute une activité financière, bancaire et structurelle, garantissant la diversification du financement de l’économie nationale. Pour sa part, l’expert financier international, Malek Ferouane, a préconisé aux Pouvoirs publics, de s’ouvrir davantage sur le privé qui est pourvoyeur d’investissements, de repenser nos relations avec les fonds d’investissements internationaux. Sur ce point, l’intervenant a fait savoir, que l’Algérie est peut visible sur la scène internationale. En ajoutant à cela l’importance de la stabilité de l’environnement des affaires, la confiance qui est un élément essentiel dans la perception des IDE et des financements et, enfin, être audacieux. 

Z R.

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