L’ouverture du marché africain est plus proche que jamais

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Le président de la Confédération interprofessionnelle des producteurs et industriels algériens, M. Abdelwahab Ziani, prévoit que les dix nouvelles wilayas créées récemment deviendront très bientôt des zones économiques franches, ce qui aspire à des potentialités d’exportation considérables pour commercialiser des produits algériens vers nos voisins africains.

Pour s’y faire, il faut établir une nouvelle attraction basée sur un programme solide qui comporte trois volets, à savoir l’agriculture, la transformation, ainsi que l’exportation, ajoute M. Ziani. L’intervenant s’est focalisé surtout sur le volet de la transformation qui permettra, selon lui, de satisfaire les besoins de la population de ces zones en divers produits mais qui sera aussi une sorte de plate-forme pour se lancer dans l’exportation vers les pays africains. «Nous avons déjà établi un recensement  de la production nationale ce qui nous a permis de connaître, entre autres, la cartographie des exportations. Nous avons vu aussi qu’avec des concertations entre les pouvoirs publics et le patronat, nous pourrons à partir du mois d’avril prochain et jusqu’à la fin de l’année en cours exporter un équivalant de 5 à 6 milliards de dollars», soutient Abdelwahab Ziani. Il a affirmé que «ces zones vont énormément nous aider dans cette lignée parce qu’elles seront des zones franches mais il faut aussi réaliser des spécialisations par wilaya, comme c’est le cas pour le concentré de tomate qui coûte aux pays africains une facture d’importation de 15 milliards de dollars annuellement, alors que ce sont des produits qu’on peut facilement réaliser dans notre pays». Toujours dans ce sillage, Abdelwahab Ziani attire également l’attention sur d’autres atouts considérables en faveur de l’Algérie et qui sont représentés par le coût et la durée raisonnable du transport de marchandises à partir de l’Algérie vers nos voisins africains, et ce, en sus des entrepôts qui excitent déjà dans ces zones et qui «ne sont pas suffisamment exploités». Avec tous ces atouts, l’intervenant conclut en disant que pour réaliser ces objectifs économiques de taille, il faut «assurer un financement adéquat pour ces nouvelles wilayas et leur permettre à tout prix une décentralisation dans la prise des décisions». Aziz Lareche

 

 

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