Benabderrahmane plaide pour un service de qualité

Séminaire national sur la modernisation de la Santé

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Par Zahir R

Le premier ministre, ministre des Finances, Aïmen Benabderrahmane a plaidé hier à Alger pour l’amélioration de la qualité des services aux niveaux de nos hôpitaux. 

S’exprimant lors d’un séminaire national sur la modernisation du système de santé, de deux jours (8 et 9 janvier), le premier ministre a noté que cette rencontre a été organisée en application des engagements du  président de la République, Abdelmadjid Tebboune.

 

Il sera l’occasion d’exposer les obstacles entravant la gestion du système de santé et élaborer les textes d’application de la loi sanitaire de 2018. La situation actuelle de notre système de santé est «lamentable», et ce en dépit des budgets conséquents  alloués annuellement par l’Etat. La prise en charge des patients laisse à désirer et des infrastructures réalisées à des coûts de milliards restent inexploitées. En somme, la refonte et la modernisation de notre système de santé est plus que nécessaire. Lors de son allocution à l’ouverture du Séminaire, le Premier ministre, ministre des Finances, Aïmene Benabderrahmane a appelé les différents intervenants et d’une manière urgente à la modernisation de notre système de santé sur tous les niveaux. 

Cela doit se fait, dira-t-il, en s’appuyant sur plusieurs outils et moyens dont le plus important est la maîtrise de la gestion financière et administrative. Après avoir rappelé que l’Etat a investi énormément dans les infrastructures de santé, Benabderrahmane a expliqué que la rencontre d’aujourd’hui fait partie d’une série de séminaires et d’ateliers de grandes réformes prévue dans le cadre de la construction de la nouvelle Algérie.  «Nous nous réunissons aujourd’hui dans ce séminaire, qui est placé sous la tutelle du Président de la République, pour revoir le système de santé et introduire une réforme profonde et globale en procédant à la révision de la carte sanitaire et son ajustement, en utilisant des normes avancées», précise-t-il.

Pour le Premier ministre,  la situation actuelle de notre système de santé nécessite l’élaboration d’une nouvelle feuille de route «saine» et «équilibrée», garantissant une couverture sanitaire selon les normes internationales. Le citoyen, dira le premier ministre, à besoin de meilleures conditions d’accueils et de prise en charges aux niveaux des hôpitaux et autres centres de soins. « Le citoyen n’a pas besoin de recommandations théorique. Mais, il veut du concret, lui permettant d’une couverture sanitaire de qualité», a-t-il lancé  à l’adresse des participants. Ces derniers sont ainsi appelés à trouver des solutions réalistes  et applicables sur le terrain. Enfin, le premier ministre a indiqué que les problèmes et la situation de notre système de santé sont connus, et ce, pour divers raisons. À cet effet, il est nécessaire de les traiter cas par cas et tenter de répondre à plusieurs interrogations, dont celui lié aux manques de moyens humains et financière ? Sur ce point, le Premier ministre est clair, en affirmant que le problème ne réside pas ici, en faisant savoir que le personnel du secteur est de plus de 373 000, dont 56 700 praticiens et que le nombre d’infrastructures est de l’ordre de 629, dont 15 centres hospitalo-universitaire et 237 centres de soins de proximités. Les participants à cette rencontre se pencheront deux jours durant et dans le cadre de huit (8) ateliers à l’examen de tous les obstacles qui se dressent face à l’évolution du système de santé en dépit des efforts déployés par l’Etat. 

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