Cap sur l’exportation vers l’Afrique

Fabrication du vaccin «CoronaVac» en Algérie

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Par : LARBI SIDALI

A la veille de la sortie du premier vaccin algérien contre la covid-19 de l’unité de production du groupe ‘’Saidal’’ située à Constantine, en coopération avec le laboratoire chinois Sinovac Biotech, le ministre de l’Industrie pharmaceutique, Djamel Benbahmed est revenu en détails sur cet évènement qui selon lui aura un impacte majeur sur l’industrie pharmaceutique national et continental. Benbahmed, a également passé en revue d’autres volets appartenant à son secteur.    

Dans ce contexte, et lors de son passage hier sur les ondes de la chaine 3 de la radio nationale, Benbahmed a expliqué que l’Algérie est le premier pays africain ayant obtenu la licence ‘’CoronaVac’’, ajoutant que la formule du vaccin produit en Algérie sera exactement la même que celle du vaccin chinois ‘’Sinovac’’ qui a démontré une efficacité contre la Covid-19 de l’ordre de 83.5%.

De plus, le ministre a également ajouté que les capacités de production de l’unité de production dédiée à la confession de ce vaccin, sont d’une moyenne de 320 000 doses par jour sur un shift de 8h, soit huit millions de doses par mois. Dans cette même suite d’idées, le premier responsable du secteur pharmaceutique en Algérie a précisé que «nous avons un plan de charge de production de 65 millions de doses par an, donc, nous pouvons atteindre cette production sans toutefois augmenter les capacités de production ou recourir à d’autres unités de production».

Il a également ajouté que cette unité de production, peut arriver à produire 200 millions de doses par an, affirme t-il, assurant que «l’Algérie dispose de toutes les capacités pour pouvoir répondre à la fois, aux besoins du pays et à ceux d’une grande partie du continent africain». 

Dans ce contexte, il a annoncé la visite officielle en Algérie d’une délégation de l’Agence de santé spécialisée de l’Union africaine (Le CDC Afrique), prévue du 13 au 18 octobre prochain, précisant que cette agence africaine dispose de moyens considérables pour acheter le vaccin algérien. Toujours, concernant la production des vaccins, le ministre a annoncé que le projet de production du vaccin russe « Spoutnik V » en Algérie, les négociations sont toujours en cours avec la partie russe, assurant que le projet n’est pas abandonné. 

Concernant le volet de la production d’oxygène médical qui a été au centre de plusieurs polémiques ces derniers mois et à cause de la crise sanitaire du à la pandémie de coronavirus, l’intervenant a affirmé que pour mettre fin au manque d’oxygène dans les hôpitaux, deux nouvelles unités d’Arzew et d’Ouargla seront lancées d’ici la fin de l’année en cours. Ceci va permettre à l’Algérie d’augmenter sa production à 800 000 litres d’oxygène par jour, estimant que de ce fait, notre pays serait de très loin l’un des premiers producteurs de la région. 

Baisse de la facture d’importation à 1,2 milliards de dollars 

Dans le même ordre d’idée, l’invité de la rédaction de la chaine 3, a indiqué que l’Algérie a réussi à répondre l’ensemble des défis pour assurer sa souveraineté sanitaire, ajoutant que le pays se dote au fur à mesure de tous les moyens pour protéger sa population et renforcer sa production nationale et son économie. Par ailleurs, le même intervenant a évoqué la facture d’importation des produits pharmaceutiques, où il a expliqué que l’industrie pharmaceutique algérienne est en plein expansion et contribue énormément à la réduction de cette dernière. 

D’ailleurs, pour cette année, la facture d’importation des médicaments de l’Algérie ne devrait pas dépasser  le 1,2 milliards de dollars a t’il précisé. Dans la même suite d’idée, Benbahmed, a déclaré que trois médicaments sur quatre sont désormais fabriqués en Algérie. En valeur, cette industrie locale représente 66% et en volume elle a atteint les 76 % », a souligné le ministre de l’Industrie pharmaceutique. De plus, il a jouté dans ce contexte que prés de 60 nouvelles lignes de production ont été mises en place cette année en Algérie dont  11 dans le feline finish, l’injectable et le stérile. Ce qui est considérable, estime t-il. 

En conclusion, l’invité de la radio a annoncé l’installation, début octobre prochain, d’un comité scientifique chargé des médicaments essentiels qui devra prendre en charge la question de l’autorisation de nouvelles molécules en tenant compte de l’intérêt de ces traitements pour l’économie nationale.

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