Charaf-Eddine Amara élu nouveau président

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Le candidat unique à la présidence de la Fédération algérienne de football (FAF), Charaf-Eddine Amara a été élu, jeudi soir, à la tête de l’instance pour le mandat olympique 2021-2024, lors des travaux de l’Assemblée générale élective (AGE) tenus dans un hôtel de la capitale.

Sur un total de 88 membres votants, Amara a obtenu 75 voix favorables, contre 13 non favorables.

Amara succède à Kheireddine Zetchi, dont le mandat a expiré et qui n’a pas souhaité se représenter pour un nouveau mandat à la tête de la FAF. Charaf-Eddine Amara a fixé ses priorités à travers un programme axé sur la réforme, la modernisation et la performance pour, selon lui, remettre le football national sur les rails.

Amara, intervenant lors d’une conférence de presse organisée mercredi soir à Alger, a dévoilé un programme ambitieux articulé sur onze points, dont les plus importants sont une réforme structurelle de la FAF, le développement du football professionnel et amateur, ainsi que la formation des acteurs de la discipline. 

«Notre candidature est le fruit d’une réflexion largement murie. Nous sommes porteurs d’un programme de reformes dont nous sommes convaincus qu’elles répondront aux nécessités de l’heure», a-t-il déclaré, avant d’ajouter que «toutes les réformes envisagées visent à moderniser profondément notre mode de fonctionnement et de gouvernance avec la recherche systématique de la performance et de l’excellence».

En cas d’élection, Amara (57 ans) a indiqué que ses priorités seront d’abord la mise en conformité des statuts de la FAF avec ceux de la FIFA, «sous peine de graves déconvenues», avant de s’attaquer à d’autres chantiers tels que les textes régissant le jeu, l’amélioration du système de compétition et la relation complexe entre les sociétés sportives par actions (SSPA) et les clubs sportifs amateurs (CSA). «Nous devrons pérenniser un nouveau modèle viable. C’est là le domaine de l’institutionnel et ce n’est ni limitatif ni exclusif», a-t-il assuré.

Faisant le diagnostic du football national, le président du Conseil d’administration de la SSPA CR Belouizdad depuis trois saisons, a estimé que «tous les clubs professionnels algériens sont en faillite à cause d’un déficit structurel en termes de modèle économique», soulignant que «le professionnalisme doit être et non une nécessité».

Concernant la formation, Amara a indiqué que dans le cas de son élection à la tête de la FAF, les moyens et prérogatives de la Direction technique nationale et le Collège technique national seront considérablement. « Enfin, nous œuvrerons à instaurer une véritable diplomatie du football. Elle sera le prolongement naturel et la résultante de la bonne gouvernance, un de nos piliers dans l’ensemble de notre stratégie», a-t-il soutenu.

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