Hausse des prix : La valeur du dinar est à l’origine

0 3 809

Le président de l’Association nationale des commerçants et artisans (ANCA) El Hadj Tahar Boulenouar a affirmé mardi que la hausse des prix enregistrée dans certaines catégories de produits ne peut pas être incombée seulement au ministère du commerce car c’est une affaire «intersectorielle».

L’intervenant a considéré que cette problématique relève de plusieurs secteurs à savoir « les ministères de l’industrie, de l’agriculture et celui des finances».

Pour le rôle du ministère du commerce, il a indiqué que ce département ministériel «n’est pas chargé de la régulation du marché mais seulement du contrôle des prix des produits réglementés dont les prix sont soutenus et plafonnés, le reste des produits est soumis à la loi du marché caractérisé par l‘équation de l’offre et la demande ».

En s’étalant sur les produits dont les prix ont connus une hausse considérable par rapport à l’année précédente, il a recensé «certains produits alimentaires notamment les dérivés des pattes, les céréales secs, les produits électroménagers ainsi que les téléphones portables ».

Dans cette lignée, il a affirmé que trois raisons sont à l’origine de cette hausse à savoir «la détérioration de la valeur du dinar, la hausse des prix des matières premières sur les marchés internationaux en raison de la pandémie de la covid-19 ainsi que la régression de la production qui a mené à un rétrécissement de l’offre ».

«Il faut dire aussi que certains produits n’ont pas connu d’augmentation par rapport à l’année passée en raison de la hausse de la production. Dans cette lignée, on peut citer les légumes, les fruits et les viandes blanches», ajoute –t- il également.

Pour établir des solutions à cette problématique de la hausse des prix, Boulanouar conclut qu’il en existe que deux : « soit il faut aller vers plus de production dans les domaines concernés par cette hausse des prix soit il faut que le gouvernement prenne des dispositions urgentes pour stopper la détérioration de la valeur du dinar». Meriem Khemisa 

Synthèse et traduction : Aziz Latreche 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.