La campagne de vaccination débutera aujourd’hui

Covid-19

0 5 563

Par Z. R. /APS

Après plusieurs semaines de suspense, l’Algérie pourra enfin entamer sa campagne de vaccination contre la Covid-19 dès aujourd’hui, samedi. L’annonce a été faite avant-hier par le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Ammar Belhimer. 

 

M. Belhimer a fait savoir que le premier lot du vaccin russe « Spoutnik-V» va arriver vendredi (hier NRDL) à l’aéroport de Boufarik à Blida, ce qui «permettra à notre pays de lancer dès samedi (aujourd’hui ndlr) la campagne de vaccination, conformément aux instructions du président de la République, Abdelmadjid Tebboune». Ainsi, ajoute-t-il, la campagne de vaccination sera lancée symboliquement à partir de cette wilaya, longtemps considérée comme premier foyer de l’épidémie en Algérie. Le 20 décembre dernier, rappelle-t-on, le Président Tebboune avait donné des instructions au Premier ministre, Abdelaziz Djerad, à l’effet d’accélérer le processus de sélection du vaccin adéquat anti-Covid-19 et de lancer la campagne de vaccination dès janvier 2021. Sur un autre registre, le porte parole du gouvernement a précisé que « les premières doses du vaccin seront administrées au personnel du corps médical, aux personnes âgées ou atteintes de maladies chroniques avant d’élargir l’opération aux différentes catégories de la société». En plus du vaccin russe, il est attendu que l’Algérie reçoive un autre lot de vaccin anti-Covid-19 en provenance de la Chine et de l’Inde, ainsi que d’autres pays. Le Dr Mohamed Bekkat Berkani, président de l’ordre des médecins et membre de la Commission nationale de veille et de suivi de l’évolution de l’épidémie du Covid-19, a déclaré hier à la radio de Sétif : «Notre objectif est d’atteindre l’immunité collective en vaccinant au moins 50 à 60 % des citoyens». Et d’ajouter : «À ce moment là, nous pourrons progressivement retourner à une vie normale et retirer la pierre de façon permanente». Le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Abderrahmane Benbouzid, avait présenté, lors d’une réunion du gouvernement fin décembre dernier, les démarches engagées par son secteur dans le cadre de l’acquisition du vaccin anti-Covid-19, portant sur l’état d’avancement des contrats y afférents et qui permettront la réception des premières livraisons du vaccin afin d’entamer l’opération de vaccination dès le mois de janvier. L’Algérie devrait, en effet, réceptionner, en février, un autre lot du vaccin développé par le laboratoire pharmaceutique anglo-suédois AstraZeneca en collaboration avec l’Université d’Oxford. Dans la perspective du lancement de la campagne de vaccination, une formation des encadreurs de cette campagne contre la Covid-19 a été lancée dernièrement.

«Ces formateurs sont appelés à former, à leur tour, d’autres personnes au niveau local», avait souligné le porte-parole du Comité scientifique chargé du suivi de l’évolution du Coronavirus, Dr Djamel Fourar sur les ondes de la radio nationale. Selon ce responsable, le vaccin sera administré «obligatoirement en 2 doses pour la même personne avec un intervalle de 21 jours». « Autrement, ce vaccin sera sans effet étant donné que chaque dose ne procure que 50 % d’immunité contre le virus », a-t-il expliqué, insistant sur l’importance que le personnel de la santé soit la première catégorie de la population à en bénéficier, suivi des différents corps de sécurité, des citoyens âgés de 65 ans et plus, puis des malades chroniques. Par ailleurs, la Commission ministérielle de la fatwa au ministère des Affaires religieuses et des Wakfs a affirmé dans un communiqué que la vaccination contre la Covid-19 était «indispensable», ajoutant que les vaccins disponibles ne contenaient pas des composants «prohibés par la Charia’a». Ladite commission a affirmé que le vaccin ne constituait aucun danger sur la santé du citoyen, ajoutant que les effets secondaires éventuels après son utilisation étaient tout à fait normaux, comme n’importe quel autre vaccin. Elle a, en outre, souligné «l’impératif de suivre les orientations des services sanitaires en Algérie, lesquels relèvent la nécessité de se faire vacciner, selon les procédures et programmes tracés, conformément aux dispositions de la Charia’a qui prône le traitement en reconnaissant l’existence d’un remède à toute maladie.

 

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.