La convention entre l’organisme de sécurité sociale et l’officine pharmaceutique

Marché du médicament en Algérie

0 10 675

Par Ouardia DJELOUAT et Chérif LAHLOU

Cette convention détermine les relations contractuelles qui existent entre les organismes de la sécurité sociale et les officines pharmaceutiques, la convention a débuté pour ce qui est de l’organisme CNAS en 1999.Pource qui est de l’organisme CASNOS le conventionnement avec les officines pharmaceutiques et l’intégration du logiciel Chifaa débuté en 2009.

L’objet de cette convention est de permettre aux consommateurs de santé affiliés à la sécurité sociale de bénéficier grâce au tiers payant gratuitement aux médicaments sans avoir à avancer de frais. Le responsable de l’officine devra donc assurer de manière effective un stock en quantité suffisante, préparer les factures à remettre à l’organisme de la sécurité sociale et donc un volume de travail supplémentaire c’est pour cette raison que Pour Chaque ordonnance servie dans le cadre du tiers payant donne lieu au versement d’un montant de 5 DZD (0.04 Euros) Suite à une crise économique qui a eu lieu dans le secteur de la santé en 1990, cela a donné suite à une pénurie des médicaments, l’Etat Algérien a accordé aux pharmaciens le droit de substitution des médicaments en faveurs des médicament nationaux principalement les Générique dans le but de promouvoir l’industrie nationale des médicaments et de valoriser les compétences des pharmaciens, dans le cas d’une substitution d’un médicament princeps par un médicament générique, un montant de 15 DZD(0.11 Euros) leur sera versé par ligne substituée, quel que soit le nombre de conditionnements du produit, ce montant n’est versé que si le médicament servi a un prix inférieur à celui qui est prescrit Une majoration du montant total ou partiel de l’ordonnance : lorsque l’intégralité des médicaments servis a un prix inférieur ou égal au tarif de référence, le montant de l’ordonnance est majoré de 10 % et lorsqu’un ou plusieurs médicaments servis sont fabriqués sur le territoire national, le montant correspondant à chaque ligne pour laquelle un tel produit est servi est majoré de 20 % -Le montant versé au titre de la substitution et la majoration de 10 % ou 20 %, selon le cas, ne sont pas cumulables. -Lorsque le malade est pris en charge au taux de 80 %, il ne doit régler au pharmacien que les 20 % du montant des médicaments. 3) La convention entre les organismes de la sécurité sociale et les médecins: Pour ce qui est des médecins, la convention existe depuis longtemps mais son application n’a été qu’en 2009 par l’organisme CNAS. Cette convention se caractérise par : -Des consultations gratuites allant jusqu’à deux fois par jour chez le même médecin pour les assurés sociaux titulaires de pensions ou d’allocations de retraites directes ou de reversions à leurs ayants droits[21]. -Pour accéder aux soin gratuitement, améliorer la qualité de service et pour un meilleur suivi le patient devra tout d’abord passer par un médecin généraliste qui, ce dernier, l’orientera vers un spécialiste sauf dans le cas d’une urgenceou pour la prise en charge des malades chroniques, dans le but de réduire la redondance en matière de prescriptions. – Le rôle de la sécurité sociale consiste à rembourser les consultations, ce qui est important à noter c’est que les honoraires remboursés sont deux à trois fois inférieures aux honoraires d’une consultation ordinaire mais puisque le nombre de consultation est sans limite et donc cela compense les honoraires d’une consultation sans passer par l’assurance maladie.

-Pour une prescription de tous les médicaments au Tarif de Référence le médecin reçoit 20% de majoration sur ses honoraires. -Pour une prescription des médicaments fabriqués en Algérie le médecin reçoit 50% de majoration sur ses honoraires. -Les majorations du montant des honoraires, 20 % ou 50 %, ne se cumulent pas entre elles. Et dans le cas où la prescription comporte des médicaments au tarif de référence et des médicaments fabriqués en Algérie, seule la majoration de 50 % sont due VI.RESULTAT DES QUESTIONNAIRES DESTINES AUX CONSOMMATEURS DE SANTE L’étude du consommateur de santé a été élaborée à travers l’analyse de 30 questionnaires déposés au niveau de 5 pharmacies situées sur la ville d’Oran, les questionnaires contiennent 13 questions.Dans quelques une des questions, il y a possibilité de répondre par une seule réponse, dans d’autres le consommateur a la possibilité d’en choisir plusieurs. Le questionnairecontient aussi des questions ouvertes ou le patient peut rédiger son avis sans avoir à se limiter. L’analyse de ces questionnaires est de type quantitative, a été réalisé en utilisant le logiciel EXCEL et le logiciel SPSS. Dans la première et deuxième question, nous avons demandé aux consommateurs de santé quelles étaient leurs préférences en matière de médicaments mais cela d’une manière générale, puis plus précisémentleurs préférences entre médicaments nationaux et médicaments importés, et puis nous leurs avons demandé de justifier leurs réponses.

Nous constatons donc que, le choix d’une manière générale d’un médicament se fait pour plus de la moitié de la population étudiée pour son efficacité, et que la plus part préfèrent plus précisément les médicaments importés pour leur efficacité. Pour ce qui est de la minoritérestante qui préfèrent les médicaments nationaux nous constatons que, ce choix se fait pour sa disponibilité sur le marché car pour ce qui est des médicaments importés il y a souvent des ruptures de stocks. Dans la troisième et quatrième question, nous avons demandé aux consommateurs de santé s’ils faisaient la différence entre le princeps qui est et le Génériqueet le Princeps et quelles étaient leurs préférences.

Nous constatons que la majorité de la population étudiée fait la différence entre le princeps et le générique et qu’ils préfèrent la molécule mère qui est le princeps. Après avoir élaboré un croisement des quatrepremières questions, ce qui signifie que nous avons fait un croisement entre les préférences en matière de médicaments, importés, nationaux, génériques et princeps et le résultat est sur la figure suivante :

Nous constatons que le résultat est contraire aux objectifs de la politique de santé Algérienne, et que les principales préférences sont supposées être les génériques nationaux et que leur choix serait en dernier les princeps importés. Pour mieux comprendre le choix des consommateurs de santé, dans la cinquième et sixième question, nous avons plus précisément demandé quel était leur choix du médicament et cela en fonction de la gravité de la maladie, en abordant lesmaladies chroniques(le diabète, le cholestérol, l’asthme…etc.) et les maladies passagères(un rhume, une douleur dentaire, un problème gastrique…etc.).

Nous constatons donc que, dans le cas des maladies chroniques, le choix est majoritairement en faveur des médicaments importé et cela à 67% dont 40% ont choisi les médicaments importés en général ce qui se traduit par un manque de connaissance en ce qui concerne le type de médicament princeps et générique ,ou bien par la recherche de tout type de médicaments importés en général et 27% ont précisé princeps importé ce qui démontre qu’ils considèrent que les médicaments princeps importés sont plus efficaces.

Nous constatons que dans le cas d’une maladie passagère, le patient n’est pas aussi exigeant qu’en cas de maladie chronique puisque nous constatons que les médicaments nationaux ont été choisi à 44% ,dont 24% des produits nationaux en général et 20% des médicaments génériques et nous en avons conclu que cela est du à sa disponibilité et à son prix.

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.