La croissance des économies arabes dépendra de leur capacité à dépasser la crise sanitaire

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Les économies arabes ont perdu près de 140 milliards de dollars en 2020 en raison des répercussions de la pandémie tandis que les estimations indiquent que leurs économies connaîtront une récession de 3% en moyenne.

La Commission économique et sociale pour l’Asie occidentale (ESCWA) relevant de l’ONU, a souligné que la région arabe sera confrontée à deux scénarios en 2021, tous deux liés à la capacité des pays arabes à surmonter les répercussions de la pandémie du coronavirus.

Dans un rapport, mardi, la Commission onusienne prévoyait une croissance de 3,5% des économies arabes en 2021, à condition qu’elles réussissent à dépasser rapidement les conséquences du virus. Dans le cas contraire, l’ESCWA estime que le taux de croissance pour lesdites économies ne dépassera pas la barre des 2,8 %.

Les économies arabes ont perdu près de 140 milliards de dollars cette année en raison des répercussions du virus, alors que les estimations font état d’une éventuelle récession moyenne de l’ordre de 3%, selon la Commission.

Malgré les prévisions de croissance en 2021, le pourcentage ne sera pas suffisant pour remédier aux déséquilibres économiques des pays arabes, et les chiffres de l’économie ne reviendront pas aux taux enregistrés en 2019.

Le rapport relève que le chômage dans la région arabe devrait atteindre 12,5% en 2021, contre une moyenne de 10% en 2019. La Palestine et la Libye, sont en tête des pays les plus fortement touchés par le chômage

Quant aux pays du Conseil de Coopération du Golfe, ils enregistrent des taux de chômage de 5,8%, tandis que les exportations de la région devraient augmenter de 10,4% en 2021, après une baisse de 50% en 2020.

Le rapport a également abordé la question de la dette dans la région arabe, dont le volume a doublé au cours de la dernière décennie pour atteindre 1,2 trillion de dollars dans les pays arabes non touchés par les conflits, ce qui représente 80% de leur PIB ».

« Cette situation dangereuse est principalement due au fait que la plupart des pays continuent de financer leurs dépenses publiques par l’emprunt, ce qui a des conséquences négatives sur la productivité et la croissance », explique le rapport.

Si les pays arabes continuent à s’endetter, cela risque d’aggraver la crise économique et sociale actuelle, en particulier dans les pays à revenu intermédiaire, qui ne bénéficieront pas de l’initiative de suspension du service de la dette du G20. Par:Anadole

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