La croissance mondiale profitera moins à la région MENA

La Banque mondiale s’attend à une meilleure riposte en 80 ans

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Par Abdelkader Mechdal  

Pour les experts de la Banque mondiale, la région Moyen orient et Afrique du nord (MENA), dont l’Algérie, n’aura pas la possibilité durant l’année en cours, de couvrir les pertes en croissance d’une année et demie, des effets néfastes de la pandémie du coronavirus, chose qui demande une intervention publique, dans le sens de pallier à la situation en soutenant massivement le retour à l’investissement.

      

Deux grandes puissances économiques mondiales vont pouvoir guider l’économie mondiale en 2021, vers l’enregistrement de meilleurs résultats en termes de croissance, il s’agira de la Chine, grande représentante des pays émergeants, et des Etats unis d’Amérique, pour ce qui est du camp des super puissances. L’estimation en chiffres donne le taux de croissance mondial du niveau de 5.6% attendu pour l’année en cours, chose qui est considérée par ces experts, comme la meilleure riposte de l’économie mondiale aux grandes crises, pendant les 80 dernières années. 

Pour un pays comme l’Algérie, qui construit ses résultats essentiellement sur la vente des hydrocarbures, il aura à bénéficier, à l’instar des autres pays producteurs de matières premières nécessaires pour l’industrie mondiale, de la reprise de la demande qui va être enregistrée dans les grandes économies. Ces dernières sont en passe de créer plus de richesse, et ce en relation avec leur grande capacité d’adaptation avec les besoins en financements de leurs économies, et leur maintien du savoir-faire technologique, ce qui facilite la reprise de la croissance chez elles.

Justement, ce sont ces derniers points qui feront la différence entre les grands groupes de pays, quant aux moyens de la reprise en 2021. Le problème des financements se pose avec insistance dans les pays émergeants et en développement, selon toujours les experts de l’Institution financière internationale, comme ils soulèvent le problème de la perte des capacités techniques humaines, qui ont été mises au chômage, ce qui fait que les effets de la crise, dans certains de ces pays, dureront dans le temps ce qui tarderait le retour de nouveau à la croissance.

Le groupe de pays champions en matière de la reprise, est celui de l’Est asiatique, tandis que le Sud du continent ne parviendra pas à changer la donne et devra attendre plusieurs années pour le faire, et ce à cause de la recrudescence de la pandémie du coronavirus, et le désastre sanitaire dont il est victime, surtout en Inde et au Népal. Pour les pays à faibles revenus, le problème est nécessairement lié au manque du financement pour la croissance, ce qui les met dans la catégorie des pays en besoin d’aide à l’international, chose qui a été constatée pour les programmes de vaccination contre la Covid-19, demandant une intervention accrue de la part de la Communauté internationale, pour faire face à la défaillance qui s’est creusée dès 2020.       

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