La gestion du temps échappe au gouvernement

L’attente n’arrange pas les affaires économiques

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Par Abdelkader Mechdal

Rien n’empêche les départements ministériels d’aller vers plus d’agressivité dans l’application des réformes et de gérer le temps d’une façon à permettre à l’Algérie de concrétiser le sursaut économique que tout le monde attend avec impatience, mais qui accuse un retard énorme à voir le jour, ce qui témoigne d’un manque d’efficacité à prendre en charge dans les plus brefs délais.

 

L’intervention de l’expertise dans la conception des programmes touchant aux différents départements ministériels est indispensable pour diriger les réformes à bon train, ainsi que pour leur encadrement et leur mise en application pour dépasser cet état d’indifférence hérité de l’ère rentière qui n’a fait que retarder tout un pays et son économie à passer à l’enregistrement de résultats en matière de croissance et de développement interprétant les capacités dont jouit le pays. Si on se réfère à l’idée de l’apprentissage comme voie d’accaparement de l’expérience pour passer à l’efficacité voulue en matière des réformes, cela va mettre en cause toute la stratégie de l’Etat voulant adopter des procédés modernes dans les domaines de la gouvernance, la numérisation et l’assainissement de l’environnement de l’investissement touchant aux services financiers et bancaires qui sont de caractère public et dominant sur le marché. Dans ce cadre, il est évident que le recours aux compétences nationales résidentes où expatriées, pour bénéficier de leur apport dans l’édification des programmes publics et leur mise en conformité avec les standards internationaux, est indispensable surtout que beaucoup de chercheurs ont laissé leur empreinte sur les avancées constatées dans plusieurs pays du monde, dont ceux qui sont passés vers l’émergence, au Sud-est asiatique et même dans les pays avancés, pour ceux d’entre ces chercheurs qui se sont établis surtout aux USA et qui ont contribué à la réussite des industries de pays, comme le Japon, la Corée du sud et la Chine, et passant par des expériences en Amérique du nord et en Europe. Cette réalité, dont témoigne même le discours officiel du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, où de son Premier ministre, M. Abdelaziz Djerrad, reste loin d’être prise en compte dans la réalité de l’intervention publique et fait que la réforme de l’économie manque d’un précurseur qui puisse la mettre sur la voie de concrétisation, ce qui rend le pays à cet état de fait qui ressort chaque fois, qui est celui de rester au stade des déclarations promettant une bonne prise en charge des programmes inscrits, mais qui reste loin des aspirations des opérateurs économiques en attente d’une meilleure visibilité quant aux nouvelles règles promises pour enfin pouvoir aller de l’avant dans la concrétisation de leurs projets. On n’arrive toujours pas à comprendre que ce qui rentre dans les prérogatives du gouvernement, comme c’est le cas de la réforme de l’administration publique, ne trouve pas le moyen de changement et le pourquoi de cette grande perte de temps pour assouplir ses procédés, pourtant il s’agit bien de la volonté politique qui doit imposer le passage vers la souplesse qu’il faut et mettre un terme au gaspillage de temps et de ressources matérielles dont jouit le pays. 

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