La sécurisation des frontières renforcée

Le Président Tebboune réunit le Haut conseil de sécurité

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L’instabilité sécuritaire, qui prévaut dans les pays de notre voisinage, exige aux forces de sécurité de l’Algérie, en particulier l’Armée nationale populaire (ANP), une grande vigilance afin de contrer une éventuelle incursion de groupes armés dans nos territoires. 

 

Conscient de cette situation, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a présidé avant-hier jeudi à Alger la réunion du Haut conseil de sécurité (HCS). À ce propos, le Haut conseil de sécurité «a décidé d’une batterie de mesures à prendre pour la protection de nos frontières et notre territoire national».

Il est à noter sur ce point, que depuis la détérioration de la situation sécuritaire en Libye et Mali, l’armée algérienne a renforcé sa présence au niveau de nos régions frontalières. D’ailleurs, des arrestations et saisies d’armes pratiquement sont enregistrées au quotidien au niveau de ces régions du Grand Sud. L’Algérie, qui refuse toute ingérence dans les affaires des autres pays, conformément à la Constitution actuelle qui interdit à notre armée d’intervenir  militairement dans les zones de conflits, privilège le dialogue pour la résolution des crises.

Le Haut conseil de sécurité a décidé, dans ce cadre, la redynamisation du rôle de l’Algérie au plan international, particulièrement en ce qui concerne les dossiers libyen et malien, et de manière générale dans le Sahel, la région saharienne et l’Afrique. Par ailleurs, le Haut conseil de sécurité «a examiné la situation dans la région, notamment au niveau des frontières avec la Libye et le Mali», a indiqué le communiqué de la Présidence. L’intervention probable turque en Libye risquerait d’aggraver la situation dans la région et rendra le contrôle de cette frontière avec ce pays voisin plus complexe. La diplomatie algérienne est appelée à s’activer afin de relancer le dialogue inter-libyen avant qu’une guerre «sans fin» n’éclate dans ce pays pivot de la région. D’ailleurs des spécialistes affirment que la déstabilisation de la Libye embrasera toute la région y compris la Tunisie, l’Algérie et l’Egypte.

Il est à noter que la Turquie pourrait envoyer prochainement des soldats turcs pour combattre, aux côtés des forces du gouvernement d’union nationale, en Libye. Le président turc Recep Tayyip Erdogan a ouvert ce jeudi la voie à une intervention militaire directe en Libye en annonçant le prochain vote au Parlement sur l’envoi de troupes pour soutenir le gouvernement de Tripoli face à l’homme fort de l’Est libyen Khalifa Haftar. 

Il est à rappeler qu’avant l’entame de la réunion, qui a eu lieu au siège de la Présidence de la République, «M. Tebboune a invité l’assistance à observer une minute de silence à la mémoire du défunt de la nation, le Moudjahid général de corps d’armée Ahmed Gaïd-Salah et en hommage à ses grands sacrifices et dévouement au service de la patrie», précise le communiqué.

Par Zahir R.

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