L’ambassade américaine à Alger rend un vibrant hommage au feu Mohamed Seddik Benyahia

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L’ambassade des Etats-Unis à Alger a rendu un vibrant hommage à l’ancien chef de la diplomatie algérienne, Mohamed Seddik Benyahia, décédé le 3 mai 1982 dans un tragique accident d’avion à la frontière irano-turque.

« Aujourd’hui marque l’anniversaire de la mort tragique du ministre algérien des Affaires étrangères Mohamed Seddik Benyahia en 1982, lorsque son avion a été abattu alors qu’il travaillait pour trouver une solution pacifique à la guerre Iran-Irak », écrit l’ambassade américaine sur son compte Facebook.

« L’Amérique restera à jamais reconnaissante à Benyahia et à ses collègues diplomates algériens pour avoir facilité la libération des 52 diplomates américains retenus en otage pendant 444 jours après que les manifestants ont pris d’assaut l’ambassade des Etats-Unis à Téhéran », ajoute le texte.

L’ambassade des Etats-Unis a illustré son message par une photo de M. Benyahia en train de serrer la main du secrétaire d’Etat adjoint américain, Warren Christopher, au siège du ministère algérien des Affaires étrangères le 19 janvier 1981, après la signature de l’accord de libération des otages américains en Iran.

Désigné à la tête de la diplomatie algérienne en 1979, Mohamed Seddik Benyahia était au service de la paix dans le monde.

L’histoire retient encore aujourd’hui, 39 ans après sa disparition, son rôle dans le dénouement de la crise des 52 américains retenus otages au siège de l’ambassade des Etats-Unis à Téhéran, en amenant les deux parties à signer l’accord d’Alger le 19 janvier 1981.

Diplomate infatigable, il était dévoué aux causes de la paix mondiale

Il avait représenté, aux côtés de Rédha Malek, le GPRA lors d’une rencontre de négociations le 28 octobre 1961 à Bâle, en Suisse.

Ses compagnons de lutte, dont les témoignages ont été recueillis lors de différentes commémorations de sa disparition, n’avaient cessé de brosser le profil d’un grand militant nationaliste et d’un diplomate au talent avéré et dont la mort était une grande perte pour l’Algérie et pour le monde.

L’ancien Chef de Gouvernement et ami de lutte de Mohamed Seddik Benyahia durant la Guerre de libération nationale, lors d’une journée d’étude organisée en 2017 à l’université de Jijel, évoquait un homme « hors norme  » qui a marqué de son emprunte les négociations d’Evian.

Rédha Malek qui relatait le parcours révolutionnaire et diplomatique du militant nationaliste, affirmait que ses réalisations avaient « contribué au développement de l’histoire de l’Algérie contemporaine ».

Il avait également mis en avant le rôle de Benyahia dans les négociations d’Evian, soulignant « ses compétences tactiques » et « son intelligence diplomatique » durant les négociations entre le Front de libération nationale (FLN) et la délégation française.

Lors d’une cérémonie commémorant le 34e anniversaire de la disparition de Mohamed Seddik Benyahia, feu Zoheir Ihadadène avait évoqué les qualités d’un homme « nationaliste, intègre et compétent « , ajoutant qu’il était aussi un « fin politicien, doublé d’un diplomate et juriste aux talents avérés ».

A l’indépendance, le moudjahid avait assumé plusieurs postes d’ambassadeur et de ministre, notamment ministre de la culture, de l’enseignement supérieur, ministre de l’information et celui des affaires étrangères.

Désigné à la tête de la diplomatie algérienne en 1979, Mohamed Seddik Benyahia était au service de la paix dans le monde.

Après avoir échappé à la mort dans un crash d’avion en 1979 au Mali, il trouvera la faucheuse, avec 13 autres cadres du ministère, le 3 mai 1982, dans un autre crash de l’avion qui le transportait en direction de l’Iran où il était en mission de médiation dans le conflit frontalier entre Téhéran et Baghdad.

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