Le Conseil de la concurrence n’entend pas « juger la conduite des opérateurs »

Pharmaceutique

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 Le Conseil de la Concurrence vise, à travers ses recommandation, à améliorer le fonctionnement concurrentiel du secteur pharmaceutique et n’entend en aucun cas juger les conduites des opérateurs ni d’émettre des sanctions à leur encontre, a-t-il assuré dans un communiqué. Revenant sur les recommandations relatives au secteur des médicaments à usage humain, préconisées par le Conseil à l’issue d’une étude réalisée entre 2015 et 2019 sur la « concurrentiabilité » de ce marché, le Conseil a souligné qu’il s’agissait de recommandations émises dans le cadre de ses missions consultatives pour améliorer le fonctionnement concurrentiel de ce marché. Ces recommandations « ne sont pas contraignantes pour les pouvoirs publics et les acteurs du marché », a-t-il tenu à clarifier, en précisant que les acteurs concernés « peuvent les prendre en charge ou les ignorer si elles s’avèrent peu pertinentes et incompatibles avec les politiques adoptées en la matière ». Dans son document, le conseil considère que l’application des règles de la concurrence et de la transparence dans les marchés stimulera l’investissement national et étranger pour développer la production nationale. Rappelant les principaux constats relevés par son étude sur les distorsions au droit de la concurrence dans le marché, le Conseil a notamment cité l’existence d' »oligopoles » et de « positions dominantes » accaparant plus de 40% des parts du marché, jugeant que cette situation « a un impact négatif en termes de disponibilité, de prix, de qualité et d’accessibilité aux médicaments ».

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