Le dinar maintient sa faiblesse devant les principales monnaies d’échange

En dépit de la fermeture des frontières

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Par Abdelkader Mechdal        

Deux grandes décisions ont fait pour que le dinar algérien reprenne de la valeur sur le marché parallèle, mais en gardant une faiblesse ancrée devant les principales monnaies d’échange. 

 

Le maintien de la fermeture des frontières de la part des autorités algériennes, suite à la propagation de la pandémie du Covid-19 à travers des wilayas clés du pays, a eu son effet sur l’évolution de la valeur de la devise, et ensuite  il y a eu l’annulation de la part de pays européens de l’espace Schengen de l’autorisation aux citoyens algériens de s’y rendre, ce qui a poussé à enregistrer une baisse des transactions en euro et en dollar, essentiellement.

 La réaction sur le marché parallèle de la devise a été vite ressentie hier, samedi, puisque la monnaie européenne a perdu quelque 3% de sa valeur face au dinar algérien pour s’établir à 194 DA pour un euro à la vente, et ce, dès que la partie européenne, du moins de la part de quelques pays influents à l’instar de la France, l’Espagne, la Belgique ou l’Allemagne, a décidé, hors la permission déjà établie par les pays de l’espace Schengen, de maintenir l’interdiction aux citoyens algériens l’accès à leur sol, de crainte de la situation des contaminations du coronavirus qui se propage enregistrant des pics jamais connus auparavant en Algérie. 

Cette perte de valeur de la devise a touché en fait toutes les monnaies essentielles en relation avec les transactions et échanges effectués par les Algériens. Dans ce sens, le dollar s’est établi à 174 DA, après qu’il avait dépassé les 180 DA, et de même pour la livre turque, le dirham émirati ou carrément le dinar tunisien, s’appuyant sur l’importance des marchés de ces pays pour le commerce et le tourisme des Algériens. Cependant, il reste que la dualité de la valeur du dinar fait que le cours sur le marché officiel suit une autre logique, puisque la stabilisation de la parité de la monnaie nationale est une caractéristique de l’intervention de la Banque centrale, qui a dû ajuster cette valeur en relation avec la rareté de la devise, chose qui a guidé sa révision des cours à la hausse. 

Ce choix pris par la politique monétaire vient comme interprétation de l’orientation générale qui veut compresser la sortie de la devise, par le biais de la réduction institutionnelle des transactions avec l’étranger, et bien sûr, en appliquant un cours de la devise dissuadant à l’achat, ce qui permettrait de prolonger la durée de vie de la réserve de change, qui doit tenir encore un an et demi, c’est-à-dire jusqu’à fin 2021, dans un souci de pouvoir trouver des solutions qui pourront faire dans la substitution des exportations. Et là il s’agit bien de la problématique même de l’amélioration des moyens de production et de la compétitivité des produits nationaux qui vont être proposés sur les marchés externes à des prix bas, vu cette évolution qui fait que le dinar nullement cher va constituer un outil de placement du produit national à l’export.       

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