Le film sur l’Emir relancé par Tebboune et arrêté par Khalida Toumi

Mme Zohour Boutaleb, Secrétaire Générale de la Fondation Emir Abdelkader

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  • Le projet remonte à la date du retour de la dépouille de l’Emir en 1966 

 

Mme Zohour Assia Boutaleb, Secrétaire générale de la Fondation de l’Emir Abdelkader s’est réjouie du lancement du projet du film l’Emir Abdelkader qui ne concerne pas seulement la fondation, mais toutes les institutions étatiques, à partir de la richesse de la vie et personnalité de l’Emir et son djihad, sa dimension humanitaire et scientifique, qui est une source de fierté pour les générations. C’était dans une interview qu’elle nous a accordée depuis sa résidence aux États-Unis d’Amérique.

 

Entretien réalisé par Ahcene Khellas

 

189 ans après le serment d’allégeance à l’émir Abdelkader, que signifie aujourd’hui cet événement en termes symboliques pour l’Algérie qui construit de nouvelles institutions ?

 

C’est un événement très important dans l’histoire de l’Algérie surtout la nouvelle Algérie du 21 siècles la figure de l’émir reste d’actualité à ce jour. Le modèle universel de l’émir reste un exemple tant pour notre jeunesse et tant pour nos institutions. L’allégeance à l’Emir Abdelkader pour la lutte contre l’occupant français a eu lieu, la première fois, le 27 novembre 1832 sous l’arbre de «Derdara» (l’orme) dans la plaine de Ghriss, à Mascara. Sur le plan symbolique, «El Moubayâa El Khassa» (l’engagement privé) a été faite selon la tradition musulmane sur les pas du prophète (QSSL), à qui on aurait prêté allégeance sous un arbre. En présence de représentants de toutes les tribus de l’Ouest qui, à travers une assemblée (Madjlis Choura), il a été élu par la majorité, bien que certains ont voté «non» et d’autres se sont abstenus. Cela prouve qu’il y avait une certaine démocratie, même à l’époque. La deuxième fois, le 4 février 1833, à la mosquée de Sidi Hassan dans la ville de Mascara. Ce fut un conseil général, auquel ont assisté des délégations de notables, les chefs de tribus et la population.

 

Comment mettre en valeur la personnalité de l’émir Abdelkader au niveau mondial à l’heure où la diplomatie algérienne cherche à revenir en force sur la scène internationale ?

La personnalité de l’émir est déjà mise en valeur de par le monde. Il faut justement profiter des relations historiques et personnelles que l’émir entretenait avec les grands du monde et son implication diplomatique au moyen orient el hidjaz et l’Europe. Ses correspondances à travers le monde restent à ce jour exploitable hélas on n’en tire pas beaucoup profit.

 

Les autorités algériennes ont manifesté leur intérêt pour l’émir Abdelkader à travers le lancement à nouveau du film sur l’émir. Comment voyez-vous l’initiative et y a-t-il une intention d’impliquer la fondation dans cette opération ?

 

Le film est un projet depuis bien longtemps, depuis le retour du corps des cendres de l’émir En 1966. Hélas le projet n’a pas vu le jour Malgré la tentative de l’actuel président Teboune alors qu’il était ministre de la culture il avait reçu le président de la fondation Mohamed lamine boutaleb avec Si El hadj yaala. Leur choix de l’époque était notre cinéaste Ahmed Rachedi. Hélas encore une fois le sort on a voulu autrement et vous connaissez les péripéties et les problèmes qu’il y a eu lors de la période de Khalida toumi. Aujourd’hui, nous sommes heureux que le projet de film reprenne, le réalisateur algérien, Ahmed Rachdi, a contacté la Fondation Emir Abdelkader, alors qu’il est en même temps conseiller du Président de la République, sachant que ça sera une première pour l’histoire du début de la colonisation avec le djihâd de l’émir. L’émir est une figure nationale il est important que les institutions de l’état soient impliquées il y va d’un projet national et historique.

 

Quel est le message de la Fondation à cette occasion ?

Je réitère mes vœux en cette occasion à tous les algériens et algériennes et faisant appel que la journée nationale de l’émir soit prise en compte afin que nos enfants grandissent dans le respect et la fierté de nos symboles. Le mot de la fin l’unité nationale avant tout.

 

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