Le FMI revoit à la hausse le taux de croissance

Situation économique en Algérie

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Par Arezki Louni

Après les rencontres de ses experts avec les responsables algériens de la sphère économique et financière, le Fonds monétaire international revoit à la hausse sa prévision de croissance économique pour l’Algérie en 2021. 

 

En effet, l’institution qui d’habitude dressait des tableaux pas du tout reluisant, porte la croissance de l’Algérie à 3,4% contre 2,9% anticipée en avril dernier. Dans la nouvelle édition de son rapport semestriel sur les perspectives économiques mondiales, publiée mardi, à l’occasion des réunions d’automne du FMI et du Groupe de la Banque Mondiale, le Fonds prévoit une croissance du PIB réel en Algérie de 1,9% en 2022 (contre une prévision de 2,7% dans son rapport d’avril dernier). L’institution monétaire internationale a, également, amélioré son estimation de la croissance faite pour 2020, la situant à -4,9% contre -6% dans l’édition d’avril. Pour ce qui est du déficit de la balance du compte courant, il devrait se situer cette année, selon les mêmes prévisions, à -7,6% du PIB (contre une prévision de -7,7% anticipée en avril). Ce déficit, qui a été de -12,7% en 2020, selon le FMI, devrait descendre à -5,5% du PIB en 2022 (contre -8,7% du PIB prévu en avril dernier). Cette appréciation plutôt positive du FMI, intervient au lendemain des déclarations du chef de l’Etat M Abdelmadjid Tebboune, lors d’un entretien avec la presse nationale. En effet, ce dernier a écarté tout recours à l’endettement extérieur, estimant qu’un tel choix serait un « suicide politique ». Il indiquera que « le Fonds monétaire international agit comme s’il préparait le terrain à l’endettement. Nous n’opterons jamais pour ce choix, c’est impensable. Nous ne mènerons pas le pays vers un suicide politique ». Le président Tebboune s’est dit sceptique vis-à-vis des recommandations du FMI qui prône le report de la mise en œuvre des réformes structurelles, affirmant que « l’Etat algérien poursuivra ces réformes en toute souveraineté ». En revanche, il rappelle que l’Algérie contribue dans ce fonds avec « cinq milliards de dollars ». Comme il a tenu  à féliciter des rapports de la Banque mondiale relevant « la résilience de l’économie algérienne dans un milieu instable ». L’économie algérienne devra enregistrer un taux de croissance de près de 4%, dépassant, ainsi, les prévisions de la Banque mondiale (2,6%), a-t-il estimé. Tebboune affirmera également que si « nous ne connaîtrons pas de situation exceptionnelle, nous pourrons atteindre l’équilibre financier vers la fin 2021, sans toucher aux 44 milliards de dollars de réserves de change, qui étaient estimées à 57 milliards USD à la fin 2020 ». Revenant sur les résultats de l’économie nationale en 2021, le Président Tebboune prévoit des exportations hors-hydrocarbures estimées à 4,5 milliards USD, un chiffre jamais atteint « depuis 25 ans ». Par ailleurs, le président  a mis en avant le rôle de la politique mise en place en matière de rationalisation des importations en vue de réaliser l’équilibre de la balance commerciale du pays, faisant état par la même de la révision « structurelle et sans créer de pénurie » de la politique d’importation. Une telle démarche a fait passer la facture d’importation de 60 milliards USD à 32 milliards USD. 

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