Le journaliste hongrois Chrudinak distingué à titre posthume par l’ambassade d’Algérie

Algérie-Hongrie

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L’ambassade de l’Algérie en Hongrie a distingué l’ancien journaliste Alajos Chrudinak à titre posthume, en guise de reconnaissance de sa solidarité et son appui indéfectible à la Révolution algérienne et aux causes des peuples lutant pour leur indépendance. 
Dans une allocution à l’occasion de la commémoration des événements du 8 mai 1945, l’ambassadeur algérien à Budapest, Ali Mokrani a exprimé sa reconnaissance à la solidarité et l’appui exemplaires dont a fait montre le célèbre journaliste hongrois, le défunt Chrudinak, réputé pour son engagement et sa défense indéfectible des causes justes partout dans le monde. 
L’apport du défunt s’est traduit par « ses écrits et son combat mené pour la dignité et la liberté, lesquelles ont fait de lui un véritable héros auprès du peuple algérien ». 
A cette occasion, l’ambassadeur a remis à la veuve du journaliste une attestation de reconnaissance et de remerciements ainsi qu’un trophée symbolisant les martyrs, que le ministère des Moudjahidine avait décidé de remettre à l’ami de la guerre d’Algér ie. 
Le diplomate a également saisi l’occasion pour exprimer sa gratitude à la radio hongroise qui transmetait haut et fort le combat de l’Algérie contre l’occupation française, à travers l’émission de Chrudinak, en 1956 depuis Budapest, appelée « Voix d’Algérie ». 
L’occasion a permis à M. Mokrani de se remémorer les événements du 8 mai, qualifiés de « halte incontournable dans l’histoire du combat libérateur algérien », indiquant que la résistance du peuple algérien, après 130 ans de colonisation, a fait naître un large front de solidarité auquel ont adhéré « les peuples avides de liberté à l’instar du peuple hongrois ami ». 
Si cette date constitue « une journée de victoire » célébrée dans certains pays, elle demeurera pour l’Algérie un fait tragique, traduit par les massacres survenus à Sétif, Guelma et Kharrata, ayant fait 45.000 morts, tous âges confondus. 
Le diplomate algérien a déploré, à ce propos, « cette tragédie et ce crime contre l’humanité, perpétré par le colonisateur français contre des citoyens innocents et désarmés, condamnés seulement pour avoir décidé de partager la joie de la victoire des alliés en Europe, synonyme du recouvrement de la liberté pour l’ensemble des peuples ». 

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