Le ministère fait du surplace

Gestion de l’eau potable

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Par Arezki Louni

A quelques jours de l’ouverture de la saison estivale, les Pouvoirs publics s’attèlent à mettre en place un plan efficace de distribution de l’eau potable. 

 

En dépit du manque de précipitations, au cours de la dernière saison hivernale, engendrant un déficit drastique de cette ressource vitale, le ministère des Ressources en eau a donné des instructions fermes, quant à l’impérative gestion rigoureuse du service publique des eaux, soulignant la nécessité de « bien » préparer la saison estivale, notamment en période du stress hydrique que connait le pays, dû au manque de précipitations ces dernières années.

Lors d’une réunion avec les différents intervenants du secteur, le premier responsable du secteur, Mustapha Kamel Mihoubi, a abordé le suivi de l’état de la concrétisation du programme urgent, relatif à la réalisation du puits pour l’alimentation des wilayas connaissant un déficit en matière d’eaux de surface, ainsi que l’essentiel des résultats contenus dans l’enquête sociale lancée par le ministère des Ressources en eau, et relative au service public des eaux. Le ministre a mis l’accent sur « la nécessité de bien préparer la saison estivale, de tout mettre en œuvre pour assurer un service public à la hauteur des aspirations des citoyens, et d’éviter toute manifestation négative dans l’opération de la distribution de cette ressource vitale, en distribuant à tous les citoyens de manière équitable et sans exception, afin de mettre nos concitoyens dans les meilleures conditions possibles, en ce qui concerne le service public de l’eau, insistant, à la fois, sur l’aspect économique dans la gestion de cette ressource ». Cependant, ce qui est à relever de cette réunion, c’est le fait qu’aucun dispositif n’a été mis en place contre le gaspillage de l’eau potable, sachant que des agriculteurs continuent d’utiliser cette précieuse ressource pour irriguer leurs terres, alors que d’autres n’hésitent pas à gaspiller des milliers de mètres cube d’eau potable, dans le nettoyage des trottoirs, de leurs véhicules et autres… Pourquoi le département de M Mihoubi, en coordination avec le ministère de l’Intérieur, n’institue-t-il pas une amende contre toutes les personnes gaspillant de l’eau potable, initialement destinée à la consommation domestique ? N’est-il pas temps de réviser à la hausse, ne serait que pour certaines catégories sociales qui doivent payer cette ressource à son prix réel ? Par ailleurs, au lieu d’agir au gré des conjonctures, et surtout dans l’urgence, pourquoi le ministère des Ressources en eau, ne met-il pas en place un vaste programme de réalisation des infrastructures hydriques, comme les stations de dessalement de l’eau de mer, même si le coût de cette opération constituera un fardeau pour l’Etat ? Autant de questions qui demeurent sans réponses, puisque le ministère des Ressources en eau se contente de gérer, « au compte-gouttes », l’alimentation des populations en eau potable. Jusqu’à quand ?     

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