Le mur m’a frappé

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Et le train est parti sans moi.

Ailleurs on dit « Je me suis cogné la tête » et « j’ai raté le train »

Chez nous, c’est toujours l’autre qui est en défaut.

C’est toujours le client qui ne comprend pas, le fournisseur qui ne livre pas à temps, l’administration qui bloque …. Et les salariés qui ne travaillent pas.

Très peu d’entre-nous trouvent le temps de marquer une pause et de se dire : Qu’est ce qui ne va pas ? Pourquoi ? Et comment faire ?

Un chef d’entreprise se plaint du turn-over élevé. Mais n’interroge pas son système de management et n’est pas encore prêt pour remettre en cause ses bonnes pratiques.

Et pourtant, on a tout fait. Dira-t-il. 

Pour se donner bonne conscience.

« De notre temps, …. ». Je l’interromps : « Ce n’est plus notre temps »

Les jeunes de 2021, ne sont pas ce que tu as été il y a trente ans. Ils n’ont plus les mêmes représentations, ni les mêmes préoccupations, et encore moins les mêmes aspirations.

Pas qu’ici. Partout dans le monde.

La notion de carrière professionnelle n’est plus la même. On n’envisage plus de passer toute sa vie dans la même usine comme nos parents jadis. Et ce n’est pas une question de salaire. Pas que. Le jeune ingénieur d’aujourd’hui planifie son parcours autrement ; et négocie des plans de développement des compétences, dont il est l’acteur central.

Et l’entreprise devrait lui offrir cette perspective. Dans un contrat gagnant-gagnant ou le travailleur contribue à l’amélioration des performances de l’entreprise tout en développant ses compétences individuelles.

Un peu comme dans une équipe de foot. 

Et les départs et les recrutements font partie de la vie normale du grand mercato des ressources humaines

Le rapport à la hiérarchie a changé, le rapport au temps, à l’espace. Le rapport au travail lui-même. La notion d’appartenance. Tout. Tout a changé. Sauf toi mon cher ami.

Compris ? Non ? C’est le mur qui a tort.

 

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