Le plan de relance impacté par la Covid-19

Un an après l’élection du Président Tebboune

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La première année présidentielle de Abdelmadjid Tebboune était difficile, notamment sur le plan économique. L’ambitieux plan de relance et de réforme de l’économie nationale a été freiné par la pandémie du coronavirus. La crise sanitaire a chamboulé les priorités du gouvernement, en décidant d’ajourner les chantiers de réformes à l’après Covid-19.

Toutefois, et en dépit de la conjoncture économique difficile induite par la propagation de la pandémie qui a touché plusieurs pays à travers le monde sans exception, le gouvernement a réussi, dans une large mesure, à préserver l’équilibre du Trésor public et les fondements de la macroéconomie, en sus d’appuyer les catégories vulnérables, sans omettre la guerre judiciaire acharnée contre la corruption et les pilleurs de deniers publics.

Dans une déclaration à l’APS, l’expert et ancien ministre des Finances, envoyé spécial de l’Union africaine (UA), Abderrahmane Benkhalfa, a fait savoir que «même si 2019 était une année politique par excellence lors de laquelle M. Tebboune a été élu à la tête du pays, son rendement économique était très modeste d’autant que le règlement de plusieurs dysfonctionnements a été reporté au mandat du président élu».

«La formule de 54 engagements présentée par M. Tebboune lors de sa campagne électorale placée sous le slogan «Engagés pour le changement, capables de le réaliser», reflète son ambition et sa volonté d’opérer le changement», souligne M. Benkhalfa.

Effectivement, il a été procédé au lancement des premiers chantiers de décollage économique pour rattraper, voire remédier aux lacunes socioéconomiques tout en se consacrant à l’élaboration des nouveaux outils juridiques de gestion et de bonne gouvernance afin de parachever le processus d’édification institutionnelle.

Cependant, l’émergence d’un troisième front, à savoir la pandémie de la Covid-19 et ses répercussions lourdes, dont le recul de la croissance économique induit par la chute des cours de pétrole dans les marchés mondiaux à des niveaux alarmants outre les mesures de fermeture, a entraîné un recul des recettes de l’Etat, ce qui constitue des charges supplémentaires pour le gouvernement qui a déjà hérité un amas de dysfonctionnements. 

En dépit de cette situation difficile que traversent tous les pays du monde sans exception, estime-t-il, l’Etat a, en grande partie, réussi en 2020 à maintenir ses équilibres financiers et à œuvrer à concrétiser ses programmes socioéconomiques en fonction des priorités urgentes, notamment en ce qui concerne les questions liées au développement dans les zones d’ombre et à l’accompagnement des startups.

Les pouvoirs publics ont réussi, «à tracer une stratégie sanitaire efficace de lutte contre la pandémie qui reposait sur la flexibilité des mesures de fermeture et d’ouverture tout en impliquant les autorités locales (walis) avec les autorités centrales dans la prise de décision à cet égard».

L’ancien ministre des Finances a prévu que l’année 2021 sera celle de l’ouverture de grands chantiers reportés en vue de relancer l’économie nationale après la pandémie de la Covid-19. Il a préconisé d’accorder la priorité aux projets de réforme financière, de numérisation et de promotion du développement hors hydrocarbures à travers le développement du tissu des startups et des petites et moyennes entreprises (PME). C’est sur ces deux segments que le gouvernement table sur la stimulation de la croissance et apporter de la valeur ajoutée à l’économie nationale.

ًZ.R/APS

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