Les contraintes des entreprises du secteur

L’industrie agroalimentaire en Algérie

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Par Tiziri Boulaiche et Zineb Deradera 

Pour la plupart des consommateurs, les produits alimentaires demeurent étroitement liés dans leur esprit à l’agriculture. Il est aujourd’hui possible de produire des aliments de bien des façons, tels que les produits agricoles végétaux ou animaux, c’est-à-dire les produits frais.

Il s’agit du blé, du lait et des animaux vivants, mais aussi des produits qui sont dérivés comme le pain, le beurre et la viande, ainsi que tous les produits agricoles transformés, tels que le chocolat et les saucisses et saucissons ; Et les produits de la pêche et de l’aquaculture qui constituent des prélèvements effectués par les hommes sur les chaînes alimentaires marines naturelles (pêche) ou contrôlées (aquaculture). Le progrès technique adopté par les entreprises agroalimentaires suppose d’abord un élargissement des connaissances scientifiques. Il est classique de distinguer trois stades dans le processus qui conduit aux progrès techniques : la recherche scientifique, la recherche appliquée, les développements des inventions techniques au stade de la production industrielle ou agricole. En effet, le progrès technique permet l’allègement des périodes de conservation des matières premières, l’utilisation des nouvelles procédures pour la production, la conservation, le stockage, le transport des produits agroalimentaires et le raccourcissement des délais de fabrication de transformation et de livraison. Pour produire, une entreprise doit investir afin de renouveler son capital, augmenter sa production, moderniser son appareil de production et remplacer la main d’œuvre. Le financement des banques joue un rôle primordial dans le développement des entreprises agroalimentaires. Le secteur agroalimentaire est le secteur qui bénéficie le plus de financement bancaire vu son importance dans la société. Par ailleurs, le financement bancaire joue également un rôle important dans les concrétisations des opérations d’importation et d’exportation des produits agroalimentaires.

 

Le facteur de recherche, développement et innovation

 

L’innovation constitue l’un des principaux leviers de la compétitivité des entreprises agroalimentaires. Axée sur les procédés et les services, l’innovation peut être à l’origine de gains de productivité importants sur les produits. Elle peut générer de nouveaux marchés et la création de valeur. Le marché a toujours joué un rôle moteur pour orienter l’innovation dans le secteur car les entreprises innovent avant tout pour répondre à la demande des consommateurs. Les contraintes auxquelles sont confrontées les entreprises agroalimentaires sont variées et parfois propres à chaque filière. On peut les situer à différents niveaux.

 

Contraintes d’approvisionnement 

 

Les industries agroalimentaires souffrent d’un manque de régularité dans l’approvisionnement du marché en matières premières. Par exemple, les tonnages des produits agricoles sont en fonction des aléas climatiques et ces fluctuations ne sont pas compensées par des mécanismes d’ajustement assurant un accès permanent à des sources d’approvisionnement alternatives. Ce manque de culture d’entreprise des acteurs de la filière est parfois à l’origine de relations conflictuelles entre les fournisseurs de matières premières et les transformateurs. L’offre en matières premières peut également être d’une qualité insuffisante. 

 

Contraintes politico-économiques 

 

L’environnement juridique et réglementaire est soit tatillon à l’excès, soit absent. Dans le premier cas, on observe une réticence des entrepreneurs à entrer dans le secteur formel. Dans le second, les entreprises sont exposées à la concurrence déloyale des unités ne fournissant pas les efforts nécessaires pour la mise sur le marché de produits salubres et de bonne facture nutritionnelle. L’environnement bancaire avec des taux d’intérêt prohibitifs est peu favorable à l’émergence des entreprises agroalimentaires. L’accès au crédit à court et moyen termes pour financer les investissements d’extension et de modernisation des unités est difficile, voire impossible pour les unités artisanales. Si on ajoute à l’absence de financement, les coûts énergétiques de production élevés renchéris par la fiscalité locale, on peut expliquer la réticence des entrepreneurs à entrer dans le secteur formel.

 

Contraintes technologiques 

 

Le fonctionnement des entreprises rencontre des difficultés souvent liées à l’insuffisance des connaissances technologiques des entrepreneurs, au faible niveau de formation du personnel et à la maintenance inadaptée des équipements. La non-maîtrise des processus de stockage des matières premières et des produits contribue à l’abaissement de la qualité des productions. Ce manque de professionnalisme caractérise surtout les unités artisanales qui appliquent des procédés empiriques de transformation, ce qui conduit à des produits non homogènes et de qualité hygiénique discutable. 

 

Contraintes commerciales 

 

La contrainte commerciale majeure des entreprises agroalimentaire est la mévente des produits. Elle peut être liée à l’absence d’une véritable étude des marchés avant la mise en place de l’unité. Les marchés potentiels peuvent alors être surestimés et la commercialisation décevante lorsque la production n’est pas ajustée à la demande effective. Une sous estimation des coûts de production et des seuils de rentabilité conduit à l’impossibilité de produire à un coût suffisamment bas pour pénétrer le marché et faire face à la concurrence des produits analogues, transformés localement ou importés. Une mévente des produits peut également être liée à la non-satisfaction des attentes des consommateurs. En raison du développement rapide et l’évolution de la technologie moderne dans les divers aspects de la vie et en raison de la croissance démographique et de l’émergence de problèmes alimentaires, tout cela a amené à s’intéresser au développement du secteur des IAA pour la résolution des problèmes en suspens. L’alimentation est un élément essentiel de la vie et de la croissance humaine en raison de son impact direct sur la santé humaine, une bonne alimentation équilibrée garantit la santé du corps et permet de faire face au phénomène de la malnutrition. L’industrie agroalimentaire s’efforce de préserver les aliments contre toute forme de dommages et contribue également à la commercialisation et à la distribution à grande échelle. La transformation des aliments contribue à la fourniture de différents types d’aliments : par exemple, l’orange peut être consommée comme un liquide, une boisson ou de la confiture.  L’industrie agroalimentaire s’efforce de produire des aliments de bonne qualité exempts : de toxines et de la pollution, ce qui permet de fournir des aliments et les transformer pour les humains en général et pour les gens malades en particulier : exemple, les aliments sans sucre ou faibles en gras. L’industrie agroalimentaire aide à réguler la balance commerciale des produits alimentaires et à empêcher la baisse des prix pendant les saisons de production afin d’encourager la production, tout en laissant la possibilité de vendre des quantités excédentaires à des prix raisonnables aux usines de transformation. Les méthodes modernes de conservation, telles que le séchage qui réduit le poids et la taille des aliments, ce qui facilite leur transport et le rend moins couteux, alors il est utile de transporter les aliments dans différentes régions du monde. L’industrie agroalimentaire a un impact direct sur le développement d’autres filières industrielles qui lui sont directement liées, telles que l’industrie manufacturière, les conservateurs et l’emballage, elle entretient donc des relations étroites avec les autres industries manufacturières. L’industrie agroalimentaire est une industrie à forte intensité de main d’œuvre qui aide donc les pays à forte intensité de main-d’œuvre à absorber le chômage.

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