Les entreprises du BTPH au bord de la faillite

L’AGEA interpelle le président Tebboune

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Par Zahir Radji

Rien ne va plus dans le secteur du bâtiment. Les entreprises activant dans ce secteur sont au bord de la faillite. D’ailleurs, depuis le début de la double crise financière et sanitaire ayant frappé de plein fouet notre pays, près de 2500 d’entreprises ont mis la clé sous le paillasson et la suppression de quelques 150 000 emplois ! 

 

En somme la situation ne tolère plus d’attente et les pouvoirs publics sont appelés à intervenir dans les meilleurs délais afin de sauver ce secteur de l’effondrement. En effet, les chefs d’entreprises de plus en plus inquiets sur le devenir de ce secteur et après plusieurs alertes, ont choisit cette fois-ci d’interpeler directement le président de la République Abdelmadjid Tebboune. Aux yeux de l’Association générale des entrepreneurs algériens (AGEA), le chef de l’Etat est le seul qui pourrait trouver une solution urgente pour la relance de ce secteur et sauver les entreprises en difficulté.

«Un nombre important d’entreprises relevant de ce secteur économique ont fermé ou ont disparu pour des raisons multiples, sans oublier de souligner la pandémie du Covid 19 qui elle, à son tour a créé à ces entreprises de sérieuses contraintes.  Actuellement d’autres entreprises du BTPH sont en détresse et que nous souhaitons sauver de par votre soutien et aide. Ceci requiert la mobilisation de tous en tant qu’association, nous sommes disposés à nous y’investir pour la réflexion et l’actualisation des codes d’investissement et le code des marchées publique avec nos partenaires. Le secteur du BTPH constitue le moteur principal de la croissance. Il est le premier générateur d’emplois dans le pays. Des enveloppes faramineuses ont été engagées par les pouvoirs publics pour la réalisation d’infrastructures socio-économiques», lit-on dans la lettre signée par le président de I’AGEA, en l’occurrence KIIELOUFI Mouloud a adressée au premier responsable du pays.

Constatant que la PME-PMI en Algérie tende à devenir de plus en plus la cheville ouvrière, l’AGEA estime qu’il est vital que les pouvoirs apportent réellement et concrètement leurs contributions et facilitent l’émergence irréversible de ce stratégique tissu d’entreprises.

Confrontées à des difficultés de plan de charges, ajoute la même source, les entreprises du secteur du BTPH risquent actuellement de faire faillite. Et ces difficultés ne concernent pas uniquement les entreprises affiliés a I’AGEA, mais touchent l’ensemble des entreprises du BTPH implantées à travers le territoire national, poursuit-elle la même source. 

Par conséquent, un grand risque pèse actuellement sur la préservation de l’emploi et la survie même des entreprises. « Les entreprises activant dans le domaine du BTPH sont confrontées à des problèmes de baisses drastique de leur activité, due à un manque flagrant de plan de charges.  Aujourd’hui, notre préoccupation majeure réside dans le conte actuel qui est caractérisé par une détérioration sans précédent du climat des affaires de nos entreprises, quelles soient publiques ou privées », souligne l’association dans sa lettre. 

Pour cela, I’AGEA propose de revenir au code des marchés publics avec la préférence de 25% des entreprises locales publiques et privées qui va permettrait aux entreprises algériennes de bénéficier des projets, et par conséquent leur assurer leur survie. Cette action encouragera et appuiera ces derniers (entreprises). « L’entreprise algérienne est un patrimoine de l’Etat, ce dernier doit la préserver et veiller à sa pérennité, en solutionnant ses problèmes et en lui assurant un plant de charges», estime-t-elle. 

Enfin, conclut-elle, «notre ambition est de réunir les meilleurs conditions aux entreprises algériennes pour leur assurer un plan de charge ce qui suppose que ces derrières assurent la création d’emplois.  Comptant sur vote compréhension et restant à votre entière disposition pour d’autres informations complémentaires».

1 commentaire
  1. Aziri dit

    Pis encore les entreprises intervenants dans la construction de routes sont confrontées à une augmentation des matières premières tel que le bitume et autres et elles se retrouvent déficitaires avec un prix de revient qui reflète pas la réalité du moment que les prix des marchés sont fixes non révisables

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