Les experts évoquent une approche rénovée

Conférence nationale sur la relance industrielle

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Par Arezki Louni

Après avoir achevé les réformes institutionnelles, avec en dernier la tenue des élections locales, le cap est désormais mis sur les réformes économiques. Ainsi, la mise en œuvre du plan de relance économique est en ligne de mire de l’action du .

 

D’ailleurs dans son allocution d’ouverture de la Conférence nationale sur la relance industrielle, le chef de l’Etat  a affirmé que 2022 sera une année consacrée exclusivement à l’économie en ce sens que tous les dossiers susceptibles de concourir au développement du pays seront pris en charge. Après le parachèvement de l’édifice constitutionnel et institutionnel, 2022 sera exclusivement consacrée à l’économie, et « là nous verrons, a-t-il dit, qui des responsables suivront notre démarche et ceux qui l’entraveront ». Une mise en garde contre ceux qui, depuis quelques temps, entravent les projets d’investissement. M Abdelmadjid Tebboune a ordonné au Gouvernement de venir à bout, avant fin décembre courant, du traitement de tous les dossiers relatifs aux projets d’investissement, toujours à l’arrêt. Les chiffres avancés par le chef de l’Etat ont fait ressortir jusque-là le déblocage de 57 projets sur 402 projets d’investissement en cours de réalisation ou bloqués pour des raisons administratives. Comme il a appelé les investisseurs confrontés à des obstacles pour le lancement de leurs projets à prendre l’attache du Médiateur de la République pour signaler ces contraintes. Noter que plusieurs experts et économistes ont plaidé pour une approche rénovée de la gouvernance de la politique industrielle, permettant une relance de l’industrie nationale et l’augmentation de sa part dans le produit intérieur brut (PIB). Il s’agit à leurs yeux de concevoir la politique industrielle autour d’un dialogue entre l’ensemble des parties prenantes, autour d’objectifs et d’engagements communément partagés. Ils ont également souligné la nécessité d’adopter « une approche rénovée de la gouvernance de la politique industrielle basée sur un processus dynamique ». Une démarche qui permettra un regain de confiance essentiel pour l’investissement et la croissance industrielle accélérée. L’expert économique, Mohamed Hachmaoui, s’est focalisé, dans sa communication sur « le climat des affaires, l’attractivité et les investissements en Algérie », sur les mesures nécessaires pour encourager les investissements industriels, entre autres, un cadre juridique « stable et homogène », un environnement administratif « sans bureaucratie », ainsi que la facilitation des démarches de création, d’autorisations et d’attribution des différents services en lien avec l’investissement, notamment à travers la numérisation. M. Hachmaoui a recommandé « un profond diagnostic du climat des affaires algérien duquel déboucheront des réformes de base », soulignant la nécessité de la mise en place de structures dédiées à l’information économique au niveau de toutes les administrations et institutions relevant du secteur économique. Pour sa part, le directeur général du World Trade Center d’Alger, Ahmed Tibaoui, tout en énumérant l’historique des restructurations de l’industrie algérienne, depuis le lancement des industries lourdes dans les années 70 jusqu’à la mise en place des groupes industriels à partir des années 2000, a préconisé le passage vers l’économie de connaissance et l’innovation ainsi que la mise en place de mécanismes d’incitation permettant d’améliorer le climat des affaires et multiplier les investissements. Les débats ont également porté sur l’absence d’un système de statistiques efficace, l’ancienneté du système bancaire national inadapté aux nouveaux besoins de l’économie nationale, l’impératif de dépénalisation de l’acte de gestion, ainsi que la nécessité de libérer les initiatives, tant dans le secteur privé que public. La conférence nationale sur la relance industrielle, qui a débuté ses travaux samedi à Alger, sous la présidence du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, ambitionne de mobiliser les compétences nationales, locales et à l’étranger, pour booster la croissance de l’industrie et l’économie nationale.

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