‘’L’essor économique dépend de la généralisation de la numérisation’’

Abderrahmane Bouteldja, enseignant chercheur et spécialiste en communication universitaire

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Entretien réalisé par : LARBI SIDALI

Dans cette interview réservée à notre rédaction, Abderrahmane Bouteldja, enseignant chercheur et spécialiste en communication universitaire, analysera l’impact des technologies de l’information et de la communication sur le développement de l’économie nationale. Et nous donnera sa vision du plan d’action du gouvernement fraichement adopté par les deux chambres du parlement.

Selon vous quel pourrait être l’impact des technologies de l’information et de la communication sur le développement de l’économie nationale ?

L’impact des technologies de l’information et de la communication sur le développement de l’économie nationale est très important, c’est l’un des piliers principaux, car l’essor économique dépend de la généralisation de la numérisation dans tous les secteurs, que ce soit dans les transactions administratives, ou dans le domaine de l’e- commerce, ainsi que pour attirer les investisseurs, car la numérisation supprime de nombreux obstacles bureaucratiques. L’Algérie, depuis l’arrivée du président Tebboune, œuvre à la mise en place d’une économie de la connaissance, ce qui est un projet très ambitieux et il est en phase avec le développement qui s’opère dans le monde et avec l’urgence pour notre pays de rechercher une alternative aux hydrocarbures. Dans ce cas, les technologies de l’information et de la communication deviennent plus que nécessaires, car ces technologies dépendent de ce modèle de L’économie, et même sa promotion, nécessite l’utilisation des nouveaux médias et de la communication à grande échelle. Mais le problème est de savoir comment généraliser l’utilisation de ces techniques.

Il s’agit donc de la généralisation de la formation dans le domaine des technologies de l’information et de la communication, et j’entends ici tout le monde et pas seulement les spécialistes de ce domaine, tout le monde doit consister dans l’utilisation des outils de la communication modernes afin de faciliter les transactions quotidiennes dans le monde numérique. En fait, c’est un grand défi, de nombreuses universités et instituts sont impliqués dans cette tâche, mais cela ne suffit pas avec le développement rapide dans ce domaine, mais  cela nécessite l’établissement d’accords de coopération et de partenariat avec des universités internationales et de grandes entreprises pour le transfert de technologie, et je me réfère ici aux accords conclus par la société Huawei, qui est un fournisseur mondial d’infrastructures de technologies de l’information et de la communication, avec les ministères de l’enseignement supérieur, de la numérisation et des startups, ce qui est une étape positive, bien que insuffisante.
Et toujours dans le cadre de la formation, des étudiants de plusieurs universités participent en cette période à la nouvelle édition du concours International de Huawei  en technologies de l’Information et de la communication, sachant que nos étudiants avaient déjà participé à ce concours, et obtenu de bons classements, et ce indique que nos étudiants ont des capacités dans tous les domaines. De telles compétitions leur inculquent l’esprit de compétition scientifique et l’amour de l’innovation et de l’invention.

Quelle sont les lacunes enregistrées en termes de communication sur le plan national ?

En effet, bien que le domaine de la communication dans notre pays soit en pleine évolution, nous avons encore un problème de communication à tous les niveaux. Lorsque nous avons une bonne communication, il n’y a pas de crises insolubles, nous devons donc penser à la communication comme une culture et une pratique quotidienne. Les médias, à leur tour, ont connu un développement rapide, surtout après l’ouverture sur le secteur audiovisuel au cours de la dernière décennie, et avec l’émergence de nouveaux médias représentés dans les réseaux sociaux et les médias numériques. Mais comme à chaque nouvelle expérience, il y a des failles, et les autorités s’efforcent de réguler ce domaine en préparant les lois nécessaires. D’un autre côté, il faut attacher de l’importance à la formation, notamment à aux médias thématiques, de même qu’une bonne formation conduit au professionnalisme, ainsi le respect des lois et du code de déontologie évitent les dérives.

Quelle est votre vision sur le plan d’action du gouvernement ?

Le plan d’action du gouvernement est très ambitieux et peut être divisé en plusieurs axes, dont certains sont économiques et sociaux, d’autres sont liés à la construction de l’État de droit et au renforcement de la défense nationale, et d’autres axes sont liés à l’activation de la diplomatie. En matière de relance économique, le gouvernement compte sur la modernisation du système bancaire et financier et l’amélioration de l’attractivité du climat d’investissement d’une part. En outre, il a prêté attention aux secteurs de l’agriculture, de la pêche et du développement rural et en promouvant l’industrie pharmaceutique, en encourageant la production pharmaceutique locale et en approvisionnement en eau, il est à noter que tous ces projets ont des impacts sociaux. D’autre part, le gouvernement entend renforcer l’indépendance de la justice, lutter contre la corruption et réformer l’administration pour accompagner la transformation numérique, renforcer et protéger les fondements de l’identité et de la mémoire nationale, et ceux qui fondent l’État de droit.

Le gouvernement renforcera la sécurité nationale et la défense en poursuivant la modernisation de l’Armée Nationale Populaire et en développant ses capacités et en renforçant les efforts pour assurer la sécurité des frontières nationales et lutter contre le terrorisme et le crime organisé, notamment avec les défis auxquels notre pays est confronté en cette période. Pour jouer un plus grand rôle sur la scène internationale, le gouvernement entend travailler sur une  politique étrangère dynamique et volontariste en mettant à jour les objectifs et les missions de la diplomatie algérienne à la lumière des valeurs et principes de l’Algérie et en instaurant une diplomatie économique.

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