L’ONU fait dans les deux poids, deux mesures

Droits fondamentaux en Algérie

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Au moment où l’armée d’occupation sioniste pilonne la bande de Ghaza, faisant des dizaines de morts et de blessés, le Haut-Commissariat aux droits de l’Homme de l’ONU fait dans la diversion.  Tout en observant le silence radio face aux massacres de populations isolées et sans défense, la même instance semble faire de l’Algérie son souffre-douleur. Des soubresauts cycliques relevés à la veille de chaque rendez-vous électoral en Algérie, qui s’apprête à organiser le 12 juin prochains des élections législatives post 19 février 2019. En effet, lors d’un point de presse, un porte-parole de cet organisme onusien affirme que l’ONU est « de plus en plus préoccupée » par la situation en Algérie où plusieurs droits fondamentaux, comme les droits à la liberté d’opinion et de réunion pacifique, « continuent d’être attaqués ». Rupert Colville, a expliqué que depuis la reprise des marches hebdomadaires du Hirak, le 13 février en Algérie, l’ONU a reçu des rapports « faisant état de l’usage inutile et disproportionné de la force contre des manifestants pacifiques, ainsi que d’arrestations continues ».  Et d’ajouter : « Nous demandons instamment aux autorités algériennes de cesser de recourir à la violence pour disperser les manifestations pacifiques et de mettre fin aux arrestations arbitraires et détention de personnes ayant exercé leurs droits à la liberté d’opinion, d’expression et de réunion pacifique ». Une attitude discriminatoire, sachant que le Haut-commissariat aux droits de l’Homme n’a à aucun moment dénoncé l’usage excessif de la violence par les services de sécurité français, lors des rassemblements des gilets jaunes, et aux Etats Unis après l’assassinat de George Floyd. Ce que le responsable de l’ONU feint d’ignorer, c’est que l’Algérie est dotée d’une nouvelle Constitution qui prévoit les modalités et procédure d’organisation de marches populaires ; une règle d’usage dans tous les pays du monde, en particulier ceux dits « développés ». Alors veut-on reprocher aux services de sécurité algériens de vouloir maintenir l’ordre public ? Le porte-parole du Haut-commissariat aux droits de l’Homme a expliqué qu’« à quatre reprises en avril et mai, des marches d’étudiants ont été empêchées : les autorités ont continué à bloquer l’accès aux points de rassemblement des manifestations ; des centaines de manifestants ou toute personne que les forces de l’ordre ont supposée être un manifestant ont été arbitrairement arrêtés ». En somme, l’organisme des droits de l’Homme de l’ONU ne se contente pas seulement de dénoncer une prétendue violation des droits de l’Homme, mais va jusqu’à s’immiscer dans les affaires internes algériennes, en se permettant de donner des leçons et de dicter aux autorités algériennes une règle de conduite. La leur, bien entendu.

A.L

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