Pétrole.. Le WTI dépasse les 70 dollars, après 2 ans et demi

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Les cours sont portés par la reprise de la demande face à une offre contenue. De son côté, le Brent grimpe à 72,27 dollars, son plus haut niveau depuis mai 2019.

Le cours du baril de WTI, référence du pétrole brut aux Etats-Unis, a brièvement atteint lundi 70 dollars, une première depuis deux ans et demi, porté par la reprise de la demande face à une offre contenue.

En cours de séance asiatique, le baril de WTI, pour livraison en juillet, a tout juste atteint les 70 dollars, un niveau plus vu depuis octobre 2018, avant de se replier légèrement.

Le Brent, référence européenne, a pour sa part touché les 72,27 dollars, à son plus haut depuis mai 2019.

«L’action de l’Opep+, pour limiter l’offre et les programmes de vaccination à travers le monde, ont permis d’épuiser une partie des stocks mondiaux de brut, ce qui explique la hausse des prix», a résumé Tamas Varga, analyste chez PVM.

Après une année de demande plombée par les confinements provoqués par la pandémie de la COVID-19, l’espoir d’un été normal aux Etats-Unis dope les cours, puisque les conducteurs du pays qui consomme le plus de pétrole au monde pourront circuler librement.

Et l’alliance Opep+, qui unit l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), et dix autres producteurs, dont la Russie, se sont tenus la semaine dernière à leur politique prudente d’augmentation de la production.

Pour l’instant, «la réponse des producteurs qui ne font pas partie de l’accord, est limitée», souligne Eugen Weinberg, analyste chez Commerzbank.

Le nombre de puits actifs aux Etats-Unis n’a pas augmenté la semaine dernière, selon les données de l’entreprise Baker Hughes, signe que les exploitants de pétrole de schiste n’ont pas sauté sur la hausse des prix pour augmenter leur production.

«De manière générale, les forages restent modestes depuis quatre mois, quand on pense que les prix ont grimpé de près de 30%», estime M. Weinberg, qui ajoute: «Cette prudence n’est pas due à des considérations économiques, mais à des questions environnementales», car «les investisseurs dans le pétrole de schiste vont devoir être plus prudents, dans le futur».

Enfin, les négociations patinent sur l’accord nucléaire iranien. Si les Etats-Unis levaient les sanctions contre le pays, le membre fondateur de l’Opep prévoit d’augmenter massivement sa production, au risque d’inonder le marché.

Lundi, les prix s’inscrivaient cependant en légère baisse: vers 09H55 GMT (11H55 à Paris), le WTI pour livraison en juillet cédait 0,60% à 69,20 dollars et le Brent, référence européenne, pour livraison en août perdait 0,65% à 71,42 dollars.

La hausse des prix commence à avoir un effet sur les acheteurs: Selon les données des Douanes chinoises, les importations de pétrole ont augmenté en yuans investis, mais le volume du brut importé a, en fait, fortement reculé en millions de barils, selon les calculs de l’agence Bloomberg.

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