Quelle Stratégie pour la Création de Nouveaux Emplois?

Economie verte en Algérie

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Par : BERASS Dalila

Notre article s’intéresse au concept de l’économie verte en Algérie comme stratégie créatrice d’emplois. En effet, ces dernières années le marché du travail a été marqué par un taux de chômage élevé. L’économie verte est une nécessité écologique mais elle est aussi affichée comme une opportunité à saisir pour créer de nouveaux gisements d’activités et d’emplois. En Algérie, l’économie verte est perçue comme un axe de développement susceptible de contribuer à la diversification de l’économie et à la création d’emplois, deux enjeux majeurs pour le pays. Le pays a engagé un certain nombre de réformes et d’initiatives visant notamment à diversifier l’économie, améliorer le climat des affaires, renforcer la sécurité énergétique, protéger l’environnement, développer des filières vertes et promouvoir les territoires. Ces initiatives ont toutefois besoin d’être consolidées et mieux articulées dans le cadre d’une stratégie nationale de promotion de l’économie verte qui favorise des modes de production et de consommation durables tout en contribuant à la création de richesses et d’emplois.

Au niveau de la communication et l’information : De par leur fonction première d’outil d’acheminement de l’information, les TIC permettent l’échange et la diffusion de l’information sur les thèmes de la durabilité et l’économie verte à travers : o Le partage des expériences et des connaissances et la coordination des stratégies et des actions entre les différents acteurs à l’échelle nationale, régionale et internationale : gouvernements, centres de recherches, industriels, ONG… o Le développement de compétences des acteurs sur tous les niveaux (acteurs institutionnels, main d’œuvre, agriculteurs et populations rurales) à travers la formation à distance et la mise en disposition de ressources bibliographiques en ligne o L’information et la sensibilisation du grand public : Grâce à leur large diffusion, les TIC facilitent la conduite des campagnes de sensibilisation et de communication et permettent à tous de se renseigner sur les modes de consommation durables, à travers les sites Internet, les applications Smartphone, les SMS, … Conclusion : Face aux aléas qui pèsent sur l’exportation d’hydrocarbures (marchés mondiaux incertains, diminution des réserves nationales, concurrence des énergies alternatives), l’Algérie doit investir dans les secteurs productifs durables, créateurs de richesses et d’emplois. Aujourd’hui, le secteur des services absorbe 58% de la population active au détriment du secteur productif à savoir l’industrie et l’agriculture, dont la productivité demeure insuffisante. L’industrie (hors hydrocarbures) représente moins de 5% du PIB en 2013 (~4,2% en 2011) et 6% des emplois. ). (Ministère de l’énergie et des mines 2012). L’agro-industrie génère un tiers de la valeur ajoutée du secteur industriel et 40% source des emplois industriels. Sur le plan social, les niveaux de consommation sont en hausse et le niveau global du chômage a atteint 10.5% (2016). Toutefois, le taux de chômage des jeunes (15- 24 ans) et des femmes reste élevé ; Le chômage est plus accentué dans les zones rurales sahariennes où l’indice de pauvreté a atteint 11% en 2008. Afin de réduire les disparités régionales, le gouvernement envisage de développer les activités productives et créer des pôles économiques au niveau de plusieurs wilayas, notamment les plus déshéritées en termes d’emploi et de développement. La consommation énergétique nationale repose quasi entièrement sur les ressources fossiles. Les énergies renouvelables (hydraulique, éolienne, solaire, géothermique, biomasse, etc.) occupent une place très marginale dans le bilan énergétique (5MW d’électricité actuellement). Face à l’ensemble de ces défis, l’Algérie a besoin de mettre en place un nouveau modèle industriel respectueux de l’environnement, plus compétitif, à même de générer plus d’emplois et de contribuer au développement local. La transition énergétique et le développement de filières vertes s’inscrivent dans cet objectif, mais les efforts doivent être consolidés et mieux articulés dans le cadre d’une stratégie nationale de promotion de l’économie verte. Références bibliographiques :  BIT (2018), Emplois et questions sociales dans le monde, une économie verte et∙ créatrice d’emplois, Genève.  CEA (2014), Rapport national sur l’industrie et l’économie verte en Algérie.∙  Dean, T-I.et McMullan J-S., Towards a theory of sustainable entrepreneurship:∙ Reducing environnemental degradation through entrepreneurial action, in Journal of Business Venturing, 2007.  GIZ-BMZ/Ministère de l’industrie de la PME et de la promotion de∙ l’investissement (2012), Etude sur l’employabilité et entreprenariat pour les jeunes et les femmes dans l’économie verte en Algérie, Mars 2012.  Green Jobs (2018): Towards Decent Work in a Sustainable, Low-Carbon World.∙  PNUE (2008), Making Tourism More Sustainable: A Guide for Policy Makers.∙  Ministère de l’énergie et des mines (2012), Bilan énergétique national 2011.∙ Edition.  OCDE Enquête emploi auprès des ménages collection Algérie.∙  Office National des Statistiques (2017), Résultats 2014-2016, N°47, édition 2017.∙  PNUE (2009), Sustainable Building Construction Initiative. PNUE (2009).∙  Plan quinquennal de croissance 2015-2019.∙  PNUE (2011), Vers une économie verte : Pour un développement durable et une∙ éradication de la pauvreté – Synthèse à l’intention des décideurs.(Nairobi 2011)  PNUE (2010), Analysis of the Scope of Energy Subsidies and Suggestions for the∙ G20 Initiative. p 6. 6.  Rapport commun de l’AIE, l’OPEC, l’OCDE et la Banque mondiale soumis au∙ Sommet du G20 de Toronto (Canada) les 26-27 juin 2010.  World Development Report 2010: Development and Climate Change. Banque∙ mondiale (2009).  World Development Indicators (2009). Banque internationale de reconstruction∙ et de développement (BIRD).

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