Rites et traditions irréversiblement ancrés

Yennayer à Boumerdès

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Riches et diversifiés, les rites et traditions liés à la célébration, dans la wilaya de Boumerdès, de Yennayer demeurent irréversiblement ancrés dans la société résistant, ainsi, à l’usure du temps et des hommes.

Le mérite de la persistance, jusqu’à nos jours, de ce patrimoine matériel et immatériel revient incontestablement à la diversité, d’une localité à une autre, de cette célébration riche en significations et valeurs de raffermissement des liens de fraternité et de solidarité.

En effet, une grande partie de cet héritage culturel est demeurée ancrée dans les mentalités et les comportements grâce à l’attachement à sa célébration et à sa transmission de génération en génération, malgré les diktats des temps modernes et l’impact des réseaux sociaux sur les legs, les valeurs, les coutumes et aussi les liens sociaux.

Cette célébration, dont c’est l’an 297, est particulièrement visible dans la région Est de Boumerdès, plus précisément à Cap Djanet, Bordj Menaïel ou encore à Sidi Daoud, où les festivités se caractérisent par une offrande, communément appelée «Waâda», «Trèse» ou «Triza», selon le témoignage de hadja Guemaz Fatima, 80 ans, à l’APS.

Originaire de «Skhari» à Cap Djanet, elle évoque, dans le détail, la tradition consistant, en la veille de Yennayer, pour le chef de famille se rendre au marché pour acheter toutes sortes de fruits secs, (amandes, noix, cacahuètes, pistaches, glands…) que la maîtresse de maison mélange pour être distribués lors de la soirée aux membres de la famille, voisins et parfois même invités de villages avoisinants, réunis dans la cour de la maison, en plein air, dans une ambiance festive.

Dans cette région, raconte encore hadja Fatima, les familles aisées notamment, préparent pour cette fête un dîner communément appelé «Sabaâ Achawat», consistant en sept plats différents auxquels sont invités tous les proches et voisins.

 

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