Se noyer dans un sachet de lait

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Ou dans une bouteille d’huile..

Ou encore, rouler dans la semoule, glisser sur une pomme de terre…

Choisissez un titre pour cette chronique.

La liste est ouverte de tous les échecs d’un docteur, professeur de son état, propulsé ministre on ne sait pas comment. Ni pourquoi.

Nous laisserons aux économistes le soin d’analyser les raisons de l’échec. 

On s’intéressera, ici, à l’aspect managérial.

Du point de vue du management, les contre-performances de M. Rezig, puisque c’est de lui qu’il s’agit, nous donnent une double leçon.

La première a trait au style de gestion : A plusieurs reprises, le ministre a cru bon de faire des sorties sur le terrain, comme ils disent, pour contrôler le prix de la pomme de terre dans une grande surface ou pour vérifier la disponibilité de l’huile de table.

D’où la question : Et les milliers de fonctionnaires du ministère, à quoi ils servent ?

Un ministre, un manager, met en place des politiques, fixe des objectifs, arrête des plans d’action, distribue des responsabilités et des autorités et procède aux arbitrages au niveau des ressources. Et s’assure que les plans d’actions sont mis en œuvre pour atteindre les objectifs.

La deuxième est relative à la fin d’une idée reçue qui veut qu’un docteur – professeur soit forcément la personne la plus compétente dans un domaine donné.

Ou que le ministre des sports doit être un sportif et le ministre de la santé un médecin.

Or, le Docteur Rezig n’a jamais dirigé quoi que soit, n’a jamais géré une entreprise, ni aucun autre organisme. Il n’a jamais fait de politique. N’a jamais eu à communiquer, à part débiter ses vérités scientifiques à un parterre d’étudiants interdits de le contredire.

D’où le début de la solution :

Les profs à la fac. Les entreprises aux managers et la politique aux politiques.

A bon décideur, salut.

 

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