Sur le bureau du PDG

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Par: Malek Harami

Dans une de nos grandes entreprises nationales (12000 personnes), on a voulu modifier la date ou l’horaire d’un billet d’avion. Ça n’a pas pu se faire à temps.

Pourquoi ? 

La demande doit faire tout un circuit bureaucratique et requiert un certain nombre de visas et d’approbations avant d’atterrir … sur le bureau du PDG.

Et comme le PDG était absent ce jour-là, …

A la question, toute naïve, de savoir « Pourquoi ? », on m’explique que « C’est la procédure ».

Je reviendrai, dans une autre chronique, à cette fameuse procédure.

Mais ce qui m’a interpellé, depuis, c’était la quantité de décisions qu’un PDG doit prendre, le nombre de documents qu’il doit signer, et le niveau de détails auquel il est amené à s’intéresser.

Du billet d’avion, à la demande de congé, à la réparation d’un camion….

D’où la question :

Quand et comment ce PDG trouvera-t-il le temps de réfléchir à la stratégie de développement de son entreprise ? Et quand pourra-t-il piloter son plan stratégique et ses différents plans opérationnels ?

Le monde du management doit au président Eisenhower la matrice qui porte son nom.

Cette matrice permet de classer les dossiers, les tâches, selon deux axes : L’importance et l’urgence.

Ainsi on arrive à quatre cases correspondant à quatre décisions :

  1. Tâche importante et urgente : Faire
  2. Tâche pas importante mais urgente : Déléguer
  3. Tâche importante mais pas urgente : Planifier
  4. Tâche ni importante ni urgente : Eliminer

C’est ainsi qu’un manager peut se concentrer sur les priorités : 1. Ce que JE dois faire et maintenant. 2. Ce que je dois faire, mais plus tard. 3. Ce que je peux déléguer à mes collaborateurs.

Pour ce faire, il faudra avoir une vision claire de ce qui est important. 

Et développer un système de management pour organiser les responsabilités et les autorités.

On y reviendra.

 

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