Un choix «stérile» devant la légalité internationale

Belhimer à propos de la normalisation du Maroc avec l’entité sioniste

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Synthèse Arezki Louni

La normalisation des relations entre le Maroc et l’entité sioniste continue de susciter des réactions de désapprobation en Algérie et dans le monde. Après la condamnation de cette décision et celle de la reconnaissance par le président américain Donald Trump de la « marocanité du Sahara Occidental», -un acte contraire à la légalité internationale- c’est au tour du ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement de réitérer les positions de l’Algérie à ce sujet. 

 

En effet, dans un entretien accordé au journal électronique «El-Khabar Press»,  Ammar Belhimer a affirmé que le choix de la normalisation des relations avec l’entité sioniste, moyennant l’occupation du Sahara Occidental était un choix «stérile» face à la volonté invincible des peuples. M. Belhimer a indiqué que «l’initiative du président américain sortant Donald Trump de plébisciter l’occupation du Sahara Occidental en lui reconnaissant une pseudo marocanité, moyennant la reconnaissance par le Makhzen de l’occupation des territoires palestiniens par l’entité sioniste, est un choix stérile et vain face à la volonté invincible des peuples contre l’occupation et la tyrannie». Une position partagée au sein même de la communauté internationale, unanime à considérer que la question sahraouie est un problème de décolonisation, et qu’une décision personnelle d’un désormais ex-président américain aux abois, ne saurait changer le cours de l’histoire. Sur un autre chapitre, Belhimer estime, concernant l’ouverture par les Emirats arabes unis d’un consulat à Laayoune occupée, que «l’Algérie ne s’ingère pas dans les affaires internes des pays, c’est là une position de principe. Mais, par principe aussi, l’Algérie ne cessera d’apporter son soutien au droit des peuples à l’autodétermination, la cause sahraouie étant une question de décolonisation et la République arabe sahraouie démocratique étant membre fondateur de l’Union africaine (UA).» Le ministre rappelle que les villes sahraouies, dont Laayoune, «sont des villes occupées par le royaume du Maroc». Revenant à son secteur, le ministre de la Communication a fait savoir que les «acquis par lesquels la nouvelle Constitution a consolidé la liberté de la presse, y compris la presse électronique, constituent une concrétisation du projet du président de la République visant à asseoir les fondements d’une nouvelle réalité médiatique basée sur le professionnalisme, le pluralisme, la numérisation et la créativité». Le ministre a également affirmé que le plan d’action déjà entamé tend principalement à revoir les cadres et lois régissant le secteur de la communication et généraliser l’usage du numérique, notamment à travers la création de contenus cybernétiques nationaux et la qualification de la ressource humaine exerçant dans le secteur de l’information et les métiers de la presse. A une question sur le décret exécutif fixant les modalités d’exercice de l’activité d’information en ligne et la diffusion de mise au point ou de rectification sur le site électronique, publié le 25 novembre 2020, il a souligné que ce dernier avait «constitué une priorité du plan d’action du secteur en vue de prendre en charge ce nouveau type de média, en l’occurrence la presse électronique qui a facilité la communication et les transactions dans divers domaines. Néanmoins, il est aussi devenu un terreau favorable aux campagnes de stigmatisation, de diffamation et le chantage, voire d’atteinte à la réputation et la stabilité des institutions». «Le ministère de la Communication œuvre dans le cadre de ses prérogatives à finaliser les textes réglementaires autorisant les opérations d’hébergement», a relevé le ministre.

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