Un programme ambitieux pour l’oleiculture

Filière de l’industrie agroalimentaire

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Par Arezki Louni

L’oléiculture constitue l’une des plus importantes filières agricoles dans le nouveau plan de relance économique. La qualité de l’huile algérienne, très demandée sur les marchés internationaux, nécessite un intérêt accru de la part des producteurs et responsables en charge du secteur. 

 

Dans une conjoncture économique marquée par la baisse drastique des prix du pétrole qui représente près de 95 % des exportations algériennes, l’heure est plus que jamais à la promotion des exportations hors hydrocarbures. A ce titre, le secteur de l’Agroalimentaire constitue le fer de lance de la nouvelle stratégie des pouvoirs publics. L’oléiculture qui dispose déjà d’un large éventail d’opportunités et de capitale expérience est bien partie pour se placer sur les marchés internationaux. Pour ce faire, un  programme visant la plantation de 400 000 ha d’oliviers est en cours de réalisation à l’échelle nationale. C’est du moins ce qu’a  affirmé mardi,  le président du Conseil national interprofessionnel de la filière oléicole, Belaâsla M’hamed. « Aux 500 000 ha dédiés à l’heure actuelle à l’olivier, soit l’équivalent de quelque 70 millions d’oliviers, un programme consistant en la plantation de 400 000 ha est en cours de réalisation à l’échelle nationale, ce qui devrait porter la superficie totale dédiée à cette filière à 900 000 ha à l’horizon 2024 », a précisé M. Belaâsla au cours d’un séminaire régional consacré à la promotion de la filière oléicole. En guise d’illustration des efforts déployés par son instance en vue de booster la production et, par ricochet, se lancer dans l’exportation, il a fait état de l’organisation de concours nationaux se rapportant à la production de l’huile. Battant en brèche l’affirmation selon laquelle la récolte oléicole a lieu tous les deux ans, il a mis en exergue l’importance de l’organisation de sessions de formation technique au profit des agriculteurs dans le changement de cette opinion. « Durant les années 60, l’Algérie exportait de l’huile vers nombre de pays, une situation avec laquelle on doit renouer à fortiori lorsque l’on sait que l’Algérie se trouve parmi les pays fondateurs du conseil oléicole international », a-t-il fait remarquer. Evoquant son organisme, il a soutenu que son rôle consiste en l’organisation de la profession, invitant les agriculteurs versés dans l’oléiculture à se présenter aux conseils de wilaya en vue de soumettre leurs doléances. « La mission du Conseil national est de prendre connaissance des préoccupations des producteurs par le biais de ses antennes locales, en vue de les transmettre à la tutelle », a-t-il assuré. « Il est clair que les changements climatiques et tous les effets y afférents ont influé négativement sur la production agricole à l’échelle planétaire, d’où la nécessité pour nous de s’organiser d’avantage », a-t-il ajouté. 

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