Un second souffle à l’action du gouvernement

Remaniement au sein de l’équipe de Djerad

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Par Zahir Radji

Un remaniement partiel a été opéré, avant-hier soir, au sein de l’équipe de Djerad. Il a touché principalement les ministères ayant un lien direct avec l’économie nationale (l’Industrie et l’Énergie) et le quotidien des citoyens (Habitat et Ressources en eau). 

 

L’arrivée de nouveaux ministres au sein de l’exécutif donnera sans doute un nouveau souffle à l’action du gouvernement, dira d’emblée l’expert en question économique, Abdelkader Berriche. «Le remaniement du gouvernement a été opéré afin de donner un nouvel élan à l’action du gouvernement dans l’exécution du plan de relance économique. Je considère que ces changements sont venus au moment opportun, puisque l’évaluation des secteurs touchés par le remaniement a montré que l’action de ces ministres n’a pas été à la hauteur des défis assignés, notamment avec les effets de la pandémie de Covid-19 qui a aggravé la situation socio-économique du pays», a-t-il souligné dans une déclaration accordée à nos soins. Ce remaniement viendra, également, ajoute-t-il, pour relancer l’économie nationale, en la mettant sur les rails et maintenir la stabilité sociale en s’occupant des doléances des citoyens afin de réussir le prochain rendez-vous électoral (élections législatives anticipées). Globalement, affirme-t-il, le remaniement opéré par le chef de l’Etat a la mission de garantir la gestion des affaires du pays avant les élections législatives et que ce gouvernement est de transition. Ce nouveau gouvernement d’Abdelaziz Djerad aura la mission, selon des observateurs, de garantir la gestion des affaires du pays jusqu’à l’organisation des élections législatives anticipées, dont la date sera fixée ultérieurement. Au plus tard, dans un délai de 5 mois, «l’Algérie Nouvelle» aura un gouvernement issu de la majorité parlementaire. Les nouveaux ministres qui viennent d’être installés dans leurs nouvelles fonctions ont bandé dans le même sens, en s’engageant à poursuivre les efforts déjà entrepris afin de parachever les réformes économiques, notamment en matière de l’investissement, de la numérisation, de la réalisation de logements et d’amélioration en alimentation en eau potable. Dans ce cadre, le nouveau ministre de l’Habitat, Tarek Belaribi qui succède à Kamel Nasri, s’est engagé à poursuivre la bataille de la construction de logements et d’atteindre les objectifs fixés par le chef de l’Etat. Depuis son retour à la gestion de cette agence, le programme de cette formule avance bien. D’ailleurs, pas moins de 92 000 unités seront livrées courant 2021. Le nouveau ministre de l’Industrie, Mohamed Bacha, Docteur d’État en sciences économiques, a déclaré, hier, à la presse lors d’une cérémonie d’installation dans ses nouvelles fonctions : « Nous devons intensifier nos efforts et poursuivre ce qu’a commencé le ministre sortant, réorganiser et restructurer et mettre tous les systèmes industriels en marche ». Et de poursuivre : «Il y a un an, un gros effort a été fait, nous mettrons notre industrie sur la bonne voie». M. Bacha a noté, également, que les défis sont grands, de nature technologique, économique et commerciale dans un monde en mutation, en soulignant la nécessité d’intensifier les efforts et de les placer dans un cadre rationnel et planifié, fondé sur des objectifs. Le ministre a expliqué que la diversification de l’économie ne peut se faire qu’en diversifiant notre industrie et en la rendant compétitive dans l’intérêt du pays. À cet effet, ajoute-t-il, « nous travaillerons pour créer un climat saint au service de l’investisseur et de l’entreprise ». Dans le secteur de l’Energie, le chef de l’État a rappelé Mohamed Arkab qui occupait le poste du ministre des Mines. Un connaisseur du domaine, Arkab aura donc la mission de gérer les deux portefeuilles ministériels (Énergie et Mines) après fusion. Sa mission principale est de parachever les textes d’application de la nouvelle loi sur les hydrocarbures et le lancement de projets miniers. Par ailleurs et en dépit des efforts fournis dans le secteur des Ressources en eau, le président de la République a décidé autrement, en procédant à la nomination de Mustapha Kamel Mihoubi. Ce dernier sera confronté à une rude épreuve, notamment avec le stress hydrique que connait le pays aggravé par les changements climatiques. Le taux de remplissage des barrages ne dépassait pas les 45 %. C’est un véritable casse-tête pour le nouveau ministre et pour tout le gouvernement. Enfin, il est à noter que le remaniement partiel a touché également les départements de l’Environnement, du Tourisme et celui de la Numérisation et des statistiques. Ils sont occupés respectivement par la revenante Dalila Boudjemaa,  Mohamed Ali Boughazi et Hocine Cherhabil.

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