Une commission d’inspection pour appuyer le rapport de la Sonatrach

Substances pétrolières à Constantine

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Une équipe technique des ministères de l’Energie et des Mines et de l’Environnement procède actuellement à une inspection des substances pétrolières découvertes à Constantine pour appuyer le rapport présenté, mardi dernier, par la Sonatrach qui a conclu que l’huile issue de ce puits d’eau artésien est une huile moteur très dégradée, a rappelé, jeudi à Alger, le ministre de l’Energie et des Mines, Mohamed Arkab. Dans une déclaration à la presse en marge d’une plénière du Conseil de la nation consacrée aux questions orales, M. Arkab a précisé que « le rapport que présentera cette commission d’inspection viendra appuyer le rapport officiel de la Sonatrach », indiquant que ce dernier est « un rapport d’experts » et que « la société dispose de moyens suffisants pour déterminer la qualité de cette huile ». Le rapport de la commission d’inspection fournira davantage d’informations sur cette huile et précisera comment « cette huile a atteint ces niveaux », a-t-il indiqué. La compagnie nationale des hydrocarbures Sonatrach avait apporté, mardi dernier, des précisions concernant des substances pétrolières à Constantine, suite à des analyses procédées par des équipes spécialisées du groupe, en indiquant qu’il s’agissait d’une « huile moteur très dégradée ». Suite à l’information faisant état d’une venue d’hydrocarbures signalée dans la région d’Ouled Rahmoun dans la wilaya de Constantine, elle a dépêché une équipe de spécialistes pluridisciplinaires sur place afin de procéder aux analyses de rigueur et recueillir les échantillonnages de toutes les substances présentes sur le site », précisant que « le site est un puits d’eau artésien réalisé par un particulier qui, lors des opérations de forage, a débité une substance noirâtre et visqueuse accompagnée d’émanations de gaz, à une profondeur de 90 m ». « Après l’interprétation de l’ensemble des résultats des différentes analyses, la Sonatrach informe l’opinion publique que l’huile issue de ce puits d’eau artésien est une huile à moteur très dégradée prouvée par la présence des métaux en quantité importante qui est probablement due à l’usure et la pollution de cette huile », précise la Sonatrach. Pour ce qui est des émanations de gaz constatées, la compagnie explique que « le méthane est le principal constituant analysé. Il s’agit du biogaz issu de la fermentation de matières organiques animales ou végéta les en l’absence d’oxygène », explique le groupe. Enfin, il a été convenu avec les autorités en place de « sécuriser le périmètre et de préserver les ressources hydriques de la région à travers le colmatage du puits en question », ajoute la Compagnie.

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