Voulant conserver la position commerciale de ses entreprises La France doit privilégier des démarches industrielles en Algérie

0 5 887

Par:Abdelkader Mechdal        

Ce qui est sûr est que la France veut conserver sa position comme partenaire privilégié de l’Algérie, ce qui la mènerait à revoir sa copie dans le domaine de la coopération, en se penchant sur les dossiers attirant plus d’intérêt pour la partie algérienne, à leur tête l’industrialisation nouvelle à base du développement de la transformation et la création de la valeur ajoutée à l’interne.

Pendant les deux dernières décennies, les compagnies françaises ont vécu une période en or en s’introduisant dans le marché algérien, avec une bénédiction hautement affichée par les autorités publiques depuis la haute sphère de la prise de décision de l’Etat, au point où ces entreprises ont bénéficié d’une intervention à leur profit, avec le sauvetage de quelques marques industrielles françaises en difficultés d’adaptation sur leurs marchés, qui allaient déposer leur bilan, si ce n’est l’ouverture grandes ouvertes des portes d’accès au marché algérien. L’opération la plus révélatrice, est celle touchant la multinationale française Alstom, spécialisée dans l’équipement dédié au transport ferroviaire, qui a vécu un temps difficile dès le début du millénaire, et qui est arrivée au point de la faillite, ce qui a poussé les autorités algériennes à intervenir en sa faveur, par le biais de commandes publiques fermes, en lui confiant un marché qui touchait initialement la fourniture des équipement dans le cadre de la réalisation des lignes de Tramway programmée dans quelques une vingtaine de villes dans le pays.

Le titre d’Alstom au CAC 40, est passé au vert dès l’annonce du grand marché liant la compagnie française à l’Algérie, lui donnant la chance de resurgir de nouveau, et reprendre avec les bonnes affaires. Revenir à ce genre d’exemple est très important, pour rappeler que des dizaines de compagnies que compte la chambre française de commerce et d’industrie en Algérie, ont eu leur part du marché local grâce justement à cette relation privilégiée qui a été tissée dans le temps, mais qui a travailler exclusivement dans le sens de permettre le commerce et l’approvisionnement des clients algériens, sans que les investisseurs français ne prennent part à la réalisation de projets créant de la valeur ajoutée en Algérie, ou d’aider le pays à concrétiser une part de son ambition dans la diversification de son économie, puisque le marché algérien est resté juteux pour eux au point que des producteurs français, comme dans le domaine des céréales, et la bassin parisien en est témoin, travaillent pour couvrir les besoins du marché algérien en exclusivité, comme a été le cas aussi d’autres producteurs qui se sont spécialisés dans la vente vers l’Algérie.

En contre partie, parmi les seules tentatives de la part des Algériens, à attirer l’industrie française à s’installer dans le pays, il y’a eu le sinistre projet de Oued Tlilet dédié au montage automobile, et là aussi l’exclusivité de l’activité leur a été garantie par les autorités algériennes, pendant 3 ans, ce qui a fait barrage à l’accès d’autres marques autos, mais sans que le constructeur français ne passe au développement à un taux d’intégration acceptable et s’est abstenue ainsi de collaborer à mettre sur pied une production industrielle dans le domaine de l’automobile. Cette expérience amère pour l’Algérie, doit constituer la base de sa démarche future dans toute ouverture de son marché, en exigeant la création de la valeur dans le pays, et pourquoi pas d’entamer cette démarche avec la France à l’occasion de la visite attendue de son premier ministre programmée pour le mi-avril, là où la réouverture de l’usine de Renault à Oran sera négocié officiellement, et pourquoi pas pousser les partenaires français à introduire une nouvelle démarche privilégiant l’investissement productif, avant de parler commerce ?    

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.